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Culture

Un nouvel avenir pour la danse

geneviève vézina-montplaisir, Métro

Jean-Marc Géné­reux est le seul Québécois juge au concours de danse télévisé So You Think You Can Dance Canada (SYTYCD). Ce danseur de Boucherville qui exerce son art depuis l’âge de 10 ans  avec France Mousseau, devenue sa fem­me, a remporté de nombreuses compétitions de danse sociale. Aujourd’hui, Jean-Marc Gé­né­reux est devenu chorégraphe. Il a participé à la version américaine de l’émission ainsi qu’à des films comme Dance With Me et Shall We Dance. Métro a discuté danse avec le juge.   

Qu’est-ce que ça prend pour être un bon danseur?
Il faut être passionné par la musique et passionné par le mouvement. Il faut être capable d’être en harmonie avec ses émotions pour pouvoir utiliser un des langages les plus primitifs : la danse.

Êtes-vous un  juge sévère?
Il y a beaucoup de personnes qui m’ont dit que j’étais plus sérieux qu’à l’habitude. Quand je fais un commentaire négatif, il faut qu’il y ait un commentaire positif, parce qu’au bout de la ligne, il faut que j’aide les danseurs. Il faut que je sois sévère pour les bonnes raisons. Je suis comme un père sévère. Il faut que je sois sévère, mais en même temps, il faut que j’aime les participants. D’un autre côté, il ne faut pas devenir trop friendly, sinon, si j’en renvoie un à la maison, je ne dormirai pas de la nuit.

Est-ce que vous trouvez que le niveau des danseurs canadiens est comparable à celui des Américains?
Absolument. J’ai été ému de voir la profondeur des danseurs canadiens par rapport au prorata.
Aux États-Unis, ils sont 300 mil­­lions; ici, on est 30 millions, c’est 10 fois moins, mais on a autant de talent. On ne peut pas être meilleur ou moins bon, mais c’est sûr qu’on fait partie de l’élite mondiale. Les Grands Ballets Canadiens, Edouard Luck ou Louise Lapierre n’ont rien à envier  à personne.

Est-ce qu’il y a une différence entre la version canadienne et la version américaine et So You Think You Can Dance?
La différence entre les deux show c’est qu’au Canada, on a décidé de ne pas abuser des clowns. Les pas bons sont regroupés dans un petit segment, mais nous, on se concentre sur les bons. Ça, c’est très canadien de ne pas rire du monde. On va aussi donner un nouvel envol aux danses sociales.

Qu’est-ce que les gagnants peuvent espérer comme carrière après l’émission?

Je pense qu’on va créer l’avenir avec ce show-là. On va créer des occasions avec la recrudescence de cette émission-là. Présentement, les danseurs n’ont pas de nom. Ils sont à l’arrière du chanteur ou de l’acteur. Avec SYTYCD, les danseurs vont avoir un nom. Les gens ne voudront pas les laisser partir. On va pouvoir faire des spectacles avec ces nouveaux noms-là. D’après moi, il va y avoir des débouchés super le fun. On va rectifier la condition des danseurs. La danse aura une plus grande notorié.

Est-ce qu’on peut vivre de la danse?
C’est comme une pyramide : le haut de la pyramide est très pointu et pas très large. Il faut travailler fort.

So You Think You Can Dance
Sur les ondes de CTV Mercredi, à  20 h
 

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