Ils sont trois, ils sont jeunes, ils font craquer les filles et leur nom de groupe s’articule autour de la lettre B. Détrompez-vous, Patrick Bourgeois et ses potes ne font pas un autre retour à la musique. Les nouveaux BB qui font rage dans les palmarès, ce sont les gars de BB Brunes.
Grâce à un son pop rock rappelant celui des groupes britanniques des années 1970, le trio français, a écoulé son premier CD, Blonde comme moi, à plus de 200 000 exemplaires dans l’Hexagone depuis sa sortie en 2007.
Quelques jours après la parution de son opus au Québec, la jeune formation (le plus vieux a 20 ans) montera demain soir sur les planches du Club Soda avec Bonjour Brumaire et Béta. Thématique B, vous croyez?
Métro s’est entretenu avec le chanteur Adrien Gallo.
Est-ce difficile de se faire prendre au sérieux dans cette industrie à votre âge?
Oui, c’est assez dur. Je crois que ce qui nous a permis de nous faire prendre au sérieux et de nous bâtir une crédibilité en tant que vrai groupe de musique, c’est la scène. Les gens se sont rendu compte qu’on était de vrais musiciens.
Quels sont les obstacles que vous avez dû surmonter en raison de votre jeune âge?
Ce sont plutôt des a priori qu’on a dû défaire. Les gens pensaient qu’on n’était pas un vrai groupe, mais plutôt des bébés rockeurs. C’était assez dur.
Étiez-vous prêts à affronter la critique?
Bien sûr. Quiconque sort un album s’expose à la critique, et ce, peu importe l’âge qu’il a.
On sent une influence des groupes punk rock des années 1970 dans votre musique. Est-ce que ce sont vos parents qui vous ont introduits à cette musique?
Non. Mes parents écoutaient peut-être ces groupes quand ils étaient ados, mais ils ont arrêté bien avant ma naissance. Quand j’étais petit, ils préféraient les artistes de variété. Alors, aujourd’hui, j’ai l’impression de leur faire revivre leur jeunesse!
Vous avez fait vos débuts en chantant en anglais. Pourquoi aviez-vous choisi de vous exprimer dans cette langue?
On n’écoutait que des groupes anglophones. On n’avait qu’eux comme références.
Pourquoi avez-vous fait la transition vers le français?
C’était un défi, comme ça, que je me suis lancé, d’écrire en français. Et puis, étant donné qu’on devait enregistrer tout un album, l’anglais ne s’y prêtait pas, parce que jene parle pas couramment cette langue. Du coup, les paroles n’auraient pas voulu dire grand-chose.
Comment réussissez-vous à concilier musique et études?
Ça a été assez dur pour plusieurs d’entre nous. Pendant les cours, je ne pensais qu’à la musique. J’étais ailleurs. J’avais du mal à me concentrer sur ce que le professeur disait. L’école ne me plaisait pas du tout mais, heureusement, le groupe a explosé au moment où je venais de passer mon bac.
Comment avez-vous réagi la première fois devant l’hystérie de vos fans?
On ne savait pas trop quoi faire. C’est assez bizarre, en fait, quand des filles nous disent qu’elles sont amoureuses de nous. C’est plutôt embarrassant. On ne sait jamais trop quoi faire dans ces cas-là.
À quoi pensez-vous juste avant de monter sur scène?
On ne pense à rien. C’est ce qui est plaisant, d’ailleurs. Plus rien n’a d’importance. On est comme une sorte de fauve prêt à attaquer son gibier. On ne se pose pas de questions et on y va.
BB Brunes
Avec Bonjour Brumaire et Béta
Au Club Soda
Demain soir à 20 h