lang="fr-FR" > L'Holocauste vu par les yeux d'un garçon
Culture

L'Holocauste vu par les yeux d'un garçon

Mark Herman présente The Boy in the Striped Pajamas, un film beau et tragique qui nous fait voir l’Holocauste à travers les yeux de Bruno, un garçon allemand de huit ans. Le père du jeune déménage sa famille tout près du camp d’Auschwitz, où le garçon tisse des liens avec un Juif, Shmuel, qu’il rencontre en secret le long de la clôture du camp.

 

Mais il ne peut y avoir de fin heureuse. Métro a rencontré le réalisateur anglais.

Avez-vous senti de la pression en abordant un sujet comme l’Holocauste qui a été si bien traité dans des films comme La Liste de Schindler et La vie est belle?

Plusieurs personnes m’ont fait mention de ses deux films et d’autres. Mais le nouveau James Bond prendra l’affiche au cinéma et, vous savez, personne ne se demande si ça sera un bon film d’espionnage. En lisant le livre sur lequel le film est basé, je savais qu’il y avait là un angle nouveau et qu’on traitait du sujet dans une nouvelle perspective : celle d’un enfant, un enfant allemand. Un point de vue tout à fait innocent.

La question qui tue : Comment cela a-t-il été possible que les Allemands ne voient pas ce qui se passait?

C’est très difficile de faire comprendre aux générations d’aujourd’hui combien les gens à l’époque en savaient peu. Les personnages du film représentent les différentes classes allemandes des années 1940. Plusieurs personnes ne savaient rien de ce qui passait mais, bien sûr, plusieurs autres étaient au courant de tout.

Vous avez participé à l’écriture du scénario. Est-ce que le fait que le livre dont est tirée l’histoire soit adressé aux jeunes a posé problème?

Oui. Dans le livre, tout est décrit du point de vue de Bruno, et c’est écrit pour les enfants. Si j’avais gardé cet esprit, le film aurait été agaçant.

Vous ne montrez pas tout ce qui se passe dans le camp de concentration avant la fin du film. Avez-vous fait ce choix parce que vous vous sentiez coupable de mettre en scène de telles horreurs?

Dans le meilleur film d’horreur, vous ne rencontrez pas le méchant avant la toute fin… Et Bruno croit presque, du début à la fin, qu’il ne s’agit que d’une ferme. Nous avons reçu des plaintes parce que notre camp dans le film ne ressemblait pas assez aux vrais camps. Mais c’était notre choix. C’était un défi de présenter un endroit qui pouvait avoir l’air d’une ferme de loin, mais qui était en réalité un camp de concentration.

Est-ce que les jeunes acteurs savaient ce qu’était l’Holocauste avant de débuter le tournage?

Puisqu’ils sont tout jeunes, pas vraiment. Ce n’est pas mon rôle de leur dire c’était quoi. C’est plutôt le travail des écoles et de leurs parents. Et, d’une certaine façon, c’était peut-être mieux qu’ils n’en sachent pas trop…

The Boy in the Striped Pyjamas
En salle dès aujourd’hui

Articles récents du même sujet

Exit mobile version