Après la sortie de son deuxième album, Bossa Blue, en 2006, tout va vite pour la jeune Florence K. qui, à l’époque, n’a que 22 ans. Sa fille Alice-Rose voit le jour, 85 000 exemplaires de son album sont vendus et une tournée qui va s’échelonner sur deux ans s’amorce. Aujourd’hui, la chanteuse de bossa-nova est de retour sur disque avec La historia de Lola, qui raconte un peu l’histoire de toutes les femmes.
Au téléphone, Florence K. possède une jolie petite voix, très différente de celle qu’on entend sur son dernier effort. Accompagnée de rythmes latins, jazz et blues, la voix de la jeune femme devient chaude et suave, tandis qu’à l’autre bout du fil, on a l’impression d’entendre une enfant. Cependant, Florence K. est bien une femme, une femme qui s’est transformée et qui a évolué entre la sortie de son deuxième album et la création du troisième.
«J’ai réussi à mieux me concentrer et à maîtriser davantage la musique latine, surtout après deux années passées sur la route, avec entre autres un musicien cubain, à écouter toutes sortes de musiques différentes, explique la chanteuse. Pour moi, ç’a été un grand apprentissage. Sur le plan de l’écriture aussi, je pense que j’ai été un peu plus loin. Ce qui fait la grande différence par rapport à Bossa Blue, c’est la réalisation. Mon réalisateur, Nicolas Petrowski, a réussi à aller chercher une unité malgré la différence des styles. Oui, il y a de nombreux styles, mais il y a aussi une ligne conductrice en ce qui concerne le son, les ambiances et la chaleur.»
Avec La historia de Lola, Florence K. nous amène encore en voyage avec des morceaux chantés en français, en anglais, en espagnol et en portugais. Après s’être inspirée, dans ses deux albums précédents, des sons des autres, celle qui a beaucoup voyagé avec sa célèbre maman, Natalie Choquette, est allée puiser dans ses propres références.
«Je pense que j’ai été creuser en moi-même, affirme la polyglotte. Oui, c’est de la musique cubaine, c’est de la musique en espagnol, alors on est allés chercher des instrumentations propres à chaque style. Les chansons salsa sont très salsa, mais on a laissé de la place à notre imaginaire. On a essayé de pousser un peu plus loin l’exercice et de déterminer ce que nous, on avait le goût d’entendre.»
La musique avant tout
Il faut dire qu’avant d’être chanteuse, Florence K. est musicienne avant tout. Celle qui pianote depuis sa plus tendre enfance déclare que sa grande force est de composer.
«C’est vraiment ça que je préfère», confie-t-elle.
La jeune maman souhaite faire de la musique toute sa vie et continuer d’évoluer dans son parcours musical. Et même si elle a obtenu du succès avec Bossa Blue, l’artiste garde les pieds sur terre.
«Je prends ça comme si on partait à zéro, souligne Florence K. Le jour où on va me dire qu’on a vendu 10 000 exemplaires de La historia de Lola, je vais être aussi heureuse que quand on m’a dit qu’on en avait vendu 10 000 de Bossa Blue. Ce que je demande à la vie, c’est de faire en sorte que je puisse exercer ce métier-là le plus longtemps possible parce que c’est ce que j’aime le plus au monde. J’ai joué longtemps dans de petites salles, des restos, des bars, et le plaisir d’être sur scène y est aussi grand que celui que j’éprouve dans une grande salle. Alors, je souhaite juste pouvoir continuer à jouer.»
La historia de Lola
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