lang="fr-FR" > La vengeance dans la peau
Culture

La vengeance dans la peau

C’est la deuxième fois que Daniel Craig incarne James Bond. La première fois, l’acteur a été accablé de critiques avant même la sortie du film. Cette fois-ci, personne ne critique sa prestation, car il a prouvé, dans Casino Royale, qu’il pouvait jouer l’agent 007 aussi bien que ses prédécesseurs.

Quantum of Solace est la suite directe de Casino Royale. Décidé à se venger de ceux qui ont poussé sa bien-aimée, Vesper Lynd, à le trahir, l’espion préféré de Sa Majesté suit la piste d’une organisation secrète qui le conduit jusqu’à Dominic Greene (Mathieu Amalric), un businessman qui intrigue dans les hautes sphères pour le contrôle des ressources naturelles de la planète. En chemin, il croise la farouche Camille (Olga Kurylenko), qui elle aussi a la vengeance dans la peau.

Métro a rencontré Daniel Craig.

À quel point Bond a-t-il changé entre Casino Royale et Quantum of Solace?
Il n’a pas beaucoup changé, parce qu’on reprend là où on avait laissé. Avec un peu de chance, à la fin du film, ce sera un homme accompli. Tous ceux qui l’entourent croient qu’il est motivé par la vengeance et que, conséquemment, il est dangereux et ne réagit pas comme il le devrait.

Dans votre propre vie, qu’est-ce qui vous pousse à agir, si ce n’est pas l’esprit de vengeance?
Ma famille et mes amis. C’est ce qu’il y a de plus important. J’essaie de prendre les meilleures décisions possibles.

Dans quelle mesure votre vie a-t-elle changé à la suite de Casino Royale?
J’essaie de mener une vie des plus normales, mais je ne peux plus aller prendre un verre dans un pub. J’aimerais aller le faire, mais ce n’est pas possible. Ce n’est rien de fâchant, mais je dois planifier davantage mes activités. Je n’évite personne; je me sens seulement mal à l’aise lorsqu’on me reconnaît alors que je suis accompagné. Toutefois, je vis toujours à Londres, je n’ai pas déménagé et je n’en ai pas l’intention.  

Croyez-vous que les réalisateurs vous solliciteront pour d’autres types de films après les James Bond?
J’espère que la situation ne changera pas et que je pourrai jouer dans n’importe quel genre de film. Je suis encore à l’affût de scénarios et de rôles intéressants. Je veux continuer à participer à de bons films.

Vous avez incarné beaucoup de types de personnages dans beaucoup de types de longs métrages. Lequel vous ressemble le plus? Lequel préférez-vous?
Je n’aime pas me définir de cette façon et j’essaie de ne pas le faire. Si on m’offre un bon scénario, je joue dans le film, c’est tout. Je ne me demande pas quel type de personnage je devrais incarner. Je m’efforce de rendre mon métier aussi intéressant que possible.

Quelle est la principale idée fausse que l’on se fait de vous?
Que j’ai déjà été pauvre, parce que je viens de Liverpool. Je n’ai jamais été pauvre; j’ai toujours gagné ma vie.

Quelle est votre philosophie de vie?
Je m’efforce de ne pas faire fausse route et de trouver un sens à la vie. Je n’ai pas de livre à vous offrir, car je n’ai pas mis ma philosophie à l’écrit.

Quels traits de votre personnalité avez-vous prêtés au personnage?
Je ne lui ai pas vraiment prêté l’un de mes traits de personnalité. Je lui ai donné son essence. L’ambiguïté morale de James Bond me fascine. C’est son métier de tuer des gens. Mais il s’agit de James Bond, alors c’est un monde imaginaire.

Vous reconnaissez-vous en Bond?
Non.

Quel moment le plus exceptionnel avez-vous vécu dans la peau de James Bond?
Tous les moments ont été exceptionnels. En règle générale, les meilleurs moments du tournage, je les ai vécus en travaillant avec les producteurs, le réalisateur et la distribution, et ça vient du cÅ“ur. Ces gens adorent leur métier et aiment faire des films.  

Vous avez fait partie de l’équipe qui sélectionnait les Bond Girls. Qui serait la Bond Girl de vos rêves?
Personne en particulier. Si les actrices savent jouer et qu’elles sont superbes, je n’en demande pas plus.

Quantum of Solace
En salle dès le 14 novembre

Articles récents du même sujet

Exit mobile version