La vedette de Breaking Bad est de la distribution du plus récent film de Ben Affleck, Argo.
Bryan Cranston est un homme occupé. Alors qu’il participe à sa dernière saison de Breaking Bad à la télévision, le récipiendaire de trois Emmy est très présent au grand écran. On l’a vu dans sept films en 2011, et six en 2012. Dans son plus récent, Argo, tiré d’un fait vécu de 1979, il fait équipe avec Ben Affleck – qui réalise aussi le film – pour que six Américains puissent quitter sains et saufs l’Iran. Métro l’a rencontré.
Vous vous en tirez assez bien sur le plan capillaire, dans le film, comparativement à certains de vos collègues, dont Ben Affleck.
Vous savez, au début du projet, Ben m’a demandé comment ça se passait avec la repousse de mes cheveux. Je les rase pour faire Breaking Bad, mais ils repoussent quand même assez vite. Je lui ai dit que, s’ils n’étaient pas assez longs à son goût pour mon personnage, on pourrait m’installer des rallonges. Mais ça poussait bien et ils arrivaient par-dessus mes oreilles!
En faisant une séparation et en les peignant un peu, on est arrivés à quelque chose de satisfaisant. Après tout, s’il y avait quelqu’un avec une coupe de cheveux conservatrice dans les années 1970, c’était bien un agent de la CIA. Alors ça fonctionnait!
La CIA n’est pas toujours dépeinte de façon très positive dans les films. Mais dans cette histoire, l’organisation à quelque chose de quasi héroïque.
C’est très intéressant. Normalement, dans une histoire, il a un protagoniste et un antagoniste. C’est très clair. Dans ce cas, nous savons qui est le protagoniste, mais on se demande qui est l’antagoniste. Tout tourne autour de la CIA. Si cette équipe ne réussit pas à sauver ces six Américains, tout s’écroule.
Il y a quand même quelques protagonistes, comme les représentants de Hollywood [la CIA tente de créer un faux tournage de film pour faire diversion]. Vous parlez de la CIA qui est souvent dépeinte de façon négative, mais regardez Hollywood, qui a rarement bonne presse – et souvent avec raison. Dans cette mission, tout le monde travaillait avec cœur pour le bien moral. Aucun argent n’était en jeu et aucune reconnaissance publique n’était promise. On agissait dans le seul but de sauver six Américains.
Cette idée d’avoir à accomplir un travail énorme en sachant qu’il n’y aurait pas de reconnaissance en bout de ligne est un thème majeur du film, non?
Absolument. Et c’est pourquoi je rejette l’idée qu’il y avait une motivation politique derrière tout ça. Ces hommes et ces femmes de la CIA ont agi en sachant très bien qu’il n’y aurait pas de reconnaissance de leur travail. Et ça, c’est très sain. Ils ont fait leur travail, point à la ligne. Plusieurs de leurs accomplissements doivent rester dans l’ombre puisqu’il s’agit de missions top secrètes. Si cette histoire n’avait pas été déclassifiée, on n’en aurait jamais entendu parler.
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Le succès de Breaking Bad
Depuis le succès phénoménal de Breaking Bad, vous avez participé à de nombreux films. Comment trouvez-vous le temps?
En fait, je refuse bien plus de projets que j’en accepte. J’y vais donc avec la qualité des films, mais ça doit aussi concorder avec mon horaire. Ma priorité, c’est Breaking Bad, d’un point de vue professionnel du moins, parce que j’ai aussi des responsabilités envers ma femme et ma fille. Je veux continuer à les voir. Il y a certains projets que je devais faire et que j’ai dû abandonner. Je suis très serein à ce propos. Si ça doit arriver, ça arrivera. Sinon, ce n’est pas plus grave que ça.
Vous allez bientôt avoir un horaire moins chargé avec la fin de la série.
Oui, bientôt. Très bientôt. À la fin mars.
À moins que vous ne vous lanciez dans une autre série télé…
Non, non. [Rires] La barre serait trop haute, je ne veux pas m’attaquer à ça!
Argo
En salle dès vendredi
