Après une année d’itinérance, le Théâtre Denise-Pelletier regagnera ses locaux rénovés de la rue Sainte-Catherine, et pour sa saison 2009-2010, il mettra entre autres au programme l’intégrale de la pièce fleuve Lipsynch, mise en scène par Robert Lepage.
La pièce Lipsynch, dont la première version a été créée en février 2007 à Newcastle, en Grande-Bretagne, avait déjà été présentée à la salle Pierre-Mercure dans le cadre du Festival TransAmériques, en juin 2007. Elle durait alors cinq heures.
La création remaniée, qui s’intéresse à la voix humaine, dure désormais neuf heures, et sera présentée du 27 février au 14 mars 2010 dans son intégralité le week-end, et en trois segments de trois heures durant la semaine.
Pour le Théâtre Denise-Pelletier, la présentation de Lipsynch est un grand retour du metteur en scène de Québec en ses murs. Robert Lepage y avait présenté Les aiguilles et l’opium en janvier 1993 et Les sept branches de la rivière Ota en mai 1994.
Cette fois-ci, Lepage dit repousser davantage les limites de l’expérience théâtrale en offrant un spectacle de neuf heures avec entractes, qui porte sur neuf personnages, présentés en neuf tableaux d’une heure, qui finissent par se regrouper pour former un tout. «Un spectacle de neuf heures, ça peut paraître beaucoup, mais il faut prendre son temps pour raconter une histoire, a expliqué le metteur en scène. C’est un marathon pour les artistes et pour les spectateurs.»
«À partir d’un certain moment, le temps n’a plus d’importance», a-t-il ajouté.
Cette création collective met en vedette des acteurs provenant des quatre coins du monde. Lipsynch utilise par ailleurs des procédés de toute sorte comme les sous-titres et la traduction simultanée.
«Les gens seraient surpris de voir à quel point c’est simple en coulisse, a-t-il tenu à préciser.
Autres productions
Le Théâtre Denise-Pelletier accueillera également Vingt mille lieues sous les mers, d’après l’Å“uvre de Jules
Verne, dans une adaptation et une mise en scène de Jean-Guy Legault, la reprise de la pièce La princesse Turandot, d’après Gozzi et Puccini, dans une mise en scène d’Hugo Bélanger, et La reine Margot, d’après l’Å“uvre d’Alexandre Dumas, dans une mise en scène de Marie-Josée Bastien.
La salle Fred-Barry sera quant à elle l’hôte de neuf pièces, dont La carnivore pourpre d’Anouk Simard.