C’est à une rencontre intime avec de flamboyantes seiches, un pégase feuillu, des pastenagues géantes, de grandes anguilles et des requins blancs que convie le nouveau film Imax 3D.
Après Sous les mers du monde et Un paradis sous la mer, Imax propose son troisième film 3D tourné dans les profondeurs des océans, Merveilles des mers. Cette fois, ce sont des sites parmi les plus exotiques et isolés du monde qui sont présentés à l’écran, en Australie-Méridi-onale, autour de la Grande Barrière de corail et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Des équipements de poids
En regardant Merveilles des mers 3D, on a franchement l’impression de se trouver sous l’eau et à quelques centimètres des animaux, tous plus surprenants les uns que les autres. Et ce n’est pas une mince tâche que de faire vivre cette expérience authentique au public!
En effet, pour présenter ce film de 40 minutes, une équipe de huit plongeurs et caméramans, des avions et des bateaux modifiés pour le transport des nombreuses caisses d’équipement, deux ans de préparation et cinq expéditions à l’autre bout du monde ont été nécessaires.
Et au bout du compte, c’est plus de 350 heures que le réalisateur Howard Hall et son équipe ont passé sous l’eau.
Aux dires de Toni Myers, la productrice, co-scénariste et monteuse, c’est d’ailleurs toute la logistique liée au tournage qui a été le plus grand défi pendant la production de ce film. Celle qui a participé aux deux premiers films Imax sous-marins avoue que Merveilles des mers 3D a présenté de plus grandes difficultés logistiques en raison de la distance des lieux de tournage.
«Pouvez-vous imaginer transporter en Australie et dans les coins les plus reculés du monde, plus de 8 000 livres d’équipement en plus d’une caméra Imax ayant la grosseur d’une machine à laver? » demande-t-elle, riant maintenant de la situation.
Un monde naturel
En imaginant cette caméra immense plongée sous les eaux, en plus des caméramans et des lumières, on ne peut que féliciter les poissons d’afficher un tel naturel dans le film.
Toni Myers explique que, pour filmer le monde sous-marin dans toute sa spontanéité malgré un tel équipement, il faut user de stratégie et de patience.
Par exemple, l’équipe de tournage s’est procuré un équipement qui évite que les plongeurs, lorsqu’ils respirent, fassent des bulles, souvent vues par les animaux comme une menace.
De plus, un biologiste marin a accompagné l’équipe pour aider les membres à comprendre les comportements des animaux tout en leur montrant à être patients et à attendre que les poissons oublient leur présence avant de filmer.
En passant autant d’heures sous l’eau, l’équipe de Merveilles des mers 3D s’est exposée à de nombreux dangers. Cela a été le cas lors du tournage des séquences où figurent des requins blancs et des serpents de mer, réputés pour être plus venimeux que les cobras.
« Howard Hall m’a dit qu’il n’a pas eu peur, explique Toni Myers. Les serpents étaient attirés par la vibration de la caméra et ne semblaient pas vouloir de mal aux humains. C’est pourquoi les images des serpents sont si surprenantes; ils cherchaient à toucher à la caméra! »
Maintenant que tout ce travail est fait et que les risques sont pris, il ne reste plus pour les spectateurs qu’à observer, comme s’ils y étaient, les créatures uniques de ces lointains fonds marins. Sans se mouiller et en toute sécurité.