lang="fr-FR" > Tryo : Musiciens écolos
Culture

Tryo : Musiciens écolos

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

L’histoire d’a­mour entre le groupe français Tryo et le Québec dure depuis 10 ans. Les liens qui unissent le quatuor reggae aux Québé­cois tiennent résolument le coup malgré la distance.  

La preuve? La formation traversera l’océan Atlantique cette semaine pour donner pas un, mais trois concerts au Métro­polis dans le cadre de sa tournée québécoise. La bande viendra présenter les pièces de son dernier album paru en septembre, Ce que l’on sème.

Musicien engagé qui place le respect de l’environnement au cÅ“ur de ses convictions et de certaines de ses compositions, le chanteur Guizmo a discuté avec Métro de l’affection unique qui lie Tryo aux gens de la Belle Province et de toutes les actions concrètes que le groupe met en branle pour la planète.

Guizmo ne s’en cache pas, il a très hâte de fouler les scènes du Québec avec ses collègues musiciens, après un an et demi sans visite. Il est toujours impatient de retrouver l’accueil chaleureux que lui réservent les Québécois.

«C’est important de venir jouer au Québec à chaque tournée parce qu’il s’est créé une histoire entre nous et le public d’ici, et il faut l’entretenir, explique Guizmo au bout du fil. L’histoire d’amour a débuté en 1999 aux FrancoFolies de Montréal. On est ensuite revenus régulièrement. On a essayé de rebâtir une autre histoire au Québec, alors on a décidé de jouer dans les bars, de reprendre la route de la conquête, et petit à petit, on a fait notre nid.»

Le nid a d’ailleurs grossi au fil du temps. Aujour­d’hui, la discographie complète de la formation, qui compte 4 albums studio, s’est vendue ici à 70 000 exemplaires.

Pro-environnement

Depuis ses débuts au milieu des années 1990, Tryo teinte sa musique d’un discours de responsabilité face à ce qui se passe dans le monde. Il n’est donc pas surprenant qu’en plus de chanter pour sensibiliser les gens, les gars du groupe aient entrepris des actions con­crètes pour devenir éco-responsables.

Par exemple, la pochette de Ce que l’on sème est faite de papier certifié FSC (Forest Steward­ship Coun­cil). De plus, tous les t-shirts du groupe sont imprimés sur du coton biologique. Outre ces actions à petite échelle, Tryo a mis en place, avec l’aide de Greenpeace (avec qui le quatuor est associé depuis plusieurs années), une étude sur l’empreinte carbonique de sa tournée actuelle.

«Avec cet album, on a voulu aller un peu plus loin, essayer de voir ce qu’on pouvait faire  par rapport à nos émissions de CO2, rapporte Guizmo. En ce moment, on est en train de calculer le bilan carbone d’une tournée de Tryo et de voir comment on peut amener d’autres artistes, les responsables des salles de concert et le milieu de la musique à réfléchir sur l’impact écologique que peuvent avoir nos métiers.»

Les membres de Tryo ont offert une cinquantaine de spectcales à l’automne et déjà, ils ont pu constater, grâce aux données recueillies par Green­peace, que leurs prestations laissaient des traces.

«On s’est rendu compte qu’il y avait des choses à faire par rapport aux émissions des bus de tournée et aux kilowatts/h émis par les lumières de scène, souligne ce musicien, membre de Greenpeace depuis 15 ans. On s’est aussi rendu compte de l’impact du public. Selon les chiffres, une personne utilise sept livres d’eau par soirée, notamment en allant aux toilettes. On a aussi interrogé 20 000 personnes sur la manière dont elles se déplaçaient pour venir à nos concerts. On va donc voir comment on pourrait inciter les gens à venir à nos concerts et à ceux d’autres artistes en covoiturage.»

Le musicien écolo précise cependant qu’il n’est pas là pour faire la morale et qu’embarquera qui voudra dans l’aventure verte de Tryo.

Tryo
Au Métropolis
Demain, jeudi et vendredi

Articles récents du même sujet

Exit mobile version