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Culture

Daniel Bélanger : Son premier solo

Marc-André Lemieux - Métro

Daniel Bélanger n’est pas un grand adepte de Twitter.

L’auteur-compositeur est pourtant ouvert à l’idée de partager ses états d’âme avec ses fans : il le fait dans ses chansons depuis près de 20 ans. En 1998, dans le sillage de sa tournée Seul dans l’espace, il a aussi inauguré son Carnet de voyage, une chronique hebdomadaire dictée et retranscrite sur le web. L’an dernier, il a même repris le concept en tenant un blogue après chacun de ses concerts.

Mais alors, d’où vient son aversion pour Twitter, un outil de réseau social qui fait craquer tant d’artistes à l’heure actuelle?

«J’ai fini par être saturé de moi-même! s’exclame-t-il à l’autre bout du fil. Avec Facebook et tout le reste, j’avais besoin d’une pause.»

Fort heureusement pour nous, Daniel Bélanger n’a pas (encore) pris congé de la scène. Depuis le début de l’été, il parcourt le Québec avec Joli chaos, un nouveau spectacle en deux volets tout spécialement créé pour les FrancoFolies au cours duquel il revisite ses plus grands succès. Mercredi, il tentera d’enflammer le Métropolis entouré de Jean-François Lemieux, de Carl Bastien et d’Alex McMahon, alors que ce soir, il foulera, seul à la guitare, les planches du Théâtre Maison­­­neuve de la Place des Arts.

Il s’agit d’une première pour le chanteur qui, en 17 ans de carrière, ne s’est jamais produit en solo à Montréal.

«J’ai commencé à donner des shows en solo après la sortie de Quatre saisons dans le désordre, raconte-t-il. À l’époque, je n’avais pas pu faire la tournée avec le même spectacle que j’avais présenté à Montréal parce que les décors étaient trop gros. Les shows en solo, c’était pour moi une façon d’offrir aux régions quelque chose d’unique.»

La suite
Ce n’est un secret pour personne : Daniel Bélanger n’est pas l’artiste le plus productif que le Québec ait jamais connu. Le chanteur aime bien faire languir ses fans entre deux albums.

Voilà sans doute pourquoi on s’étonne d’apprendre que l’auteur-compositeur travaille présentement au successeur de L’échec du matériel, paru il y a un peu plus de deux ans.

«J’attends toujours d’être synchronisé avec moi-même avant de passer à quelque chose d’autre, indique-t-il. Entre deux disques, on a toujours des idées saugrenues. J’aurais pu, par exemple, sortir un album de valses l’année dernière. Mais ça aurait été de la coquetterie.»

Daniel Bélanger ne sait toujours pas quand sortira sa prochaine galette, mais il qualifie le processus d’écriture de «facile» et de «convivial».
Si seulement il avait pu ajouter «rapide»…

Joli chaos
En solo
Au Théâtre Maisonneuve
Ce soir à 20 h
Avec son groupe
Au Métropolis
Mercredi soir à 21 h

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