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Culture

KO : Après la désintox

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Aujourd’hui, le chanteur Ko Kapches affirme vivre dans un rêve avec la sortie de son premier album Let’s Blaze, mais jadis, il a déjà vécu dans un cauchemar. L’enfer de la drogue, l’enfer de la rue, le jeune canadien d’origine grecque y a goûté à l’adolescence et s’il n’y avait pas eu la musique à un certain moment de sa vie, il ne serait peut-être pas là aujourd’hui pour en parler.

C’est à Toronto que le jeune Ko Kapches, alias KO, a grandi au sein d’une famille de la classe moyenne. À 13 ans, il commence à prendre et à vendre de la drogue. À 14 ans, il a déjà été envoyé par ses parents dans différents centres de désintoxication, mais il finit toujours par retourner vivre dans les rues de la ville Reine.

C’est à 17 ans que la vie du jeune rebelle bascule du bon côté, dans un centre de désintoxication, où il se découvre un certain talent musical.

«Dans ce centre, certains musiciens étaient censurés, raconte le chanteur joint au téléphone depuis Toronto. Nous ne pouvions pas écouter Bob Marley, Led Zepplin ou Pink Floyd, parce qu’on nous disait que c’était une mauvaise influence pour nous. Mais il y avait des guitares, alors j’ai commencé à écrire mes propres chansons qui me rappelaient Bob Marley ou Led Zepplin.

Les gens du centre de désintoxication ont commencé à s’asseoir autour de moi après les séances de groupe pour écouter ma musique.»

On comprend facilement que KO ait pu devenir la coqueluche du centre de désintoxication à l’époque. Sa musique, un heureux mélange de hip-hop, de reggae, de funk et de folk est unique et franchement rafraîchissante.

Mais la carrière de l’auteur, compositeur et interprète n’a pas tout de suite pris son envol. À son retour à Toronto, il rencontre des amis qui produisent des artistes hip-hop et qui lui proposent de mettre des beats sur ses riffs de guitare. KO fait alors un démo de chanson et pousse l’audace jusqu’à aller le présenter à une maison de disque. Il a alors encore 17 ans et on lui répond : «Tu es trop jeune, retourne à l’école». Ko riposte : «Je ne retournerai pas à l’école, oubliez ça!»

KO regagne alors le studio et six mois plus tard, il retourne voir la maison de disque avec un nouveau démo.

«Je leur ai dit : « voilà ce dont je suis capable, si vous n’êtes pas intéressé, je vais aller voir ailleurs », rapporte le guitariste.  Quelques semaines plus tard, on signait le contrat à New York.»

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Si aujourd’hui KO a un premier album en poche et qu’il multiplie les concerts, il n’a par contre rien oublié de ses années passées dans la rue. Ses chansons sont pleines de ses expériences passées. D’ailleurs, son histoire, il n’hésite pas à la raconter pour que les gens puissent comprendre d’où il vient.

«Je ne veux rien cacher et je veux être le plus honnête possible comme artiste, affirme-t-il. Je ne veux pas mentir. Je veux être ouvert avec mes fans.»

KO est toujours agréablement surpris et heureux quand un admirateur le complimente ou lui dit avoir été touché par une de ses chansons. Il pense sincèrement que ce qu’il raconte dans ses compositions peut aider des gens, ou à tout le moins, leur apprendre un petit quelque chose.

Let’s Blaze
En magasin mardi

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