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Culture

Les stars se mouillent!

Un bassin rempli d’eau. Deux sauveteurs en maillots rouges rappelant ceux que portaient Pamela Anderson et David Hassel­hoff dans Baywatch. Un public en délire brandissant fièrement des pancartes faites maison. Sur l’une d’entre elles, on peut lire le message suivant : «Défonce le trou mon Yves!»

Il n’y a pas de doute, on est bien sur le plateau du nouveau jeu de TQS, Le mur.

D’inspiration japonaise, le concept de l’émission est d’une simplicité rare : des participants tentent de traverser un mur mobile de styromousse en imitant exactement la posture des silhouettes découpées dans celui-ci. S’ils réussissent, ils gagnent des points, mais s’ils échouent, ils se retrouvent à l’eau (litté­ralement, puisqu’on les place au bord d’une piscine).

«C’est le show idéal pour décrocher, a dit l’anima­­teur Benoît Gagnon lors d’une rencontre de presse, hier. On met son cerveau de côté, on s’amuse et on rigole.»

Pour l’honneur
Alors qu’aux États-Unis, les concurrents de Hole in the Wall peuvent gagner jusqu’à 130 000 $US, au Québec, ils courent la chance de repartir avec… une jolie plaque commémorative.

«C’est leur honneur qui est en jeu, a précisé Benoît Giguère, le réalisateur de l’émission. Au Japon, il n’y a pas de prix en argent. Comme eux, on a décidé de mettre l’accent sur le plaisir de relever des défis.»

La combinaison gagnante
L’absence de gros lot n’est pas la seule différence entre Le mur et Hole in the Wall.

Dans l’adaptation québécoise, deux personnalités seront, chaque semaine, jumelées aux équipes qui affronteront le mur.

Parmi celles-ci, on compte l’animatrice Virginie Coossa, l’humoriste Jean-Thomas Jobin, le chanteur Jonathan Roy, l’ex-académicienne Émily Bégin et le reporter Patrick Marsolais.

Ce dernier semblait fort satisfait de sa performance à l’émission hier, et ce, en dépit de ses quatre chutes dans la piscine.

«Benoît [Gagnon] m’a dit que j’avais été le pire concurrent de l’histoire! s’est-il exclamé. Mais pour bien réussir à ce jeu, il faut être très souple et archi svelte… et je ne suis ni l’un ni l’autre!»

Fait intéressant : le design singulier des combinaisons une-pièce portées par les compétiteurs a été revu, de façon à ce que les stars qui l’enfilent n’aient pas l’air ridicules. Le look général de l’ensemble demeure toutefois peu flatteur. Les barres noires qu’on a ajoutées sur les flancs ont peut-être réussi à amincir la silhouette des participants, mais le style «patate au four» est toujours prédominant.

Parmi les changements additionnels apportés au jeu, notons l’ajout d’une troisième et dernière ronde. Intitulée «Le mur en folie», celle-ci proposera un défi plus éclaté, impliquant divers accessoires.

«On a vraiment adapté l’émission au marché d’ici, a souligné Benoît Gagnon. C’est pour ça que je n’ai pas l’impression d’être un imposteur dans un show télé qui vient d’ailleurs.»

Le mur sera présenté dès le 3 septembre, à raison de deux épisodes de 30 minu­tes par semaines, les jeudis et vendredis soir à 18 h 30.

C’est Bubbles Télévision (Paquet voleur, Rock n’Road) qui produit l’émission.

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