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Culture

L'exposition État sauvage s'amène au Centre Bell: Souriez les animaux!

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Dès demain et jusqu’au 7 septembre, une immense tente sera aménagée devant le Centre Bell pour accueillir l’exposition État sauvage, qui regroupe les 130 meilleures photos animalières au monde.

La National Geographic Society, les Nature’s Best Photography Awards et le photographe Vincent Mu­nier ont collaboré pour monter cette exposition qui se veut un plaidoyer en faveur de la protection des espèces sensibles et de leurs habitats en péril.

Les mammifères marins, les fauves et les animaux nordiques seront les trois thèmes de l’exposition.

Photo-explorateur
C’est au photographe de renommée internationale Vincent Munier, amoureux des contrées froides, qu’on doit les clichés des animaux nordiques.

Ce Français, seul photographe a avoir reçu le prix BBC Wildlife Photographer of the Year à trois reprises, donnera pour l’occasion une conférence vendredi, à 18 h, à l’Université Concordia. Il y parlera entre autres de son métier, qu’il doit parfois pratiquer dans des conditions difficiles.

«Souvent, je pars seul avec mon équipement, mais parfois, quand je vais dans des endroits plus difficiles d’accès, j’ai besoin d’un guide ou d’un assistant, explique le photographe. Il y a des animaux qui sont moins sensibles à la présence humaine, mais certains m’obligent à me cacher dans des abris, à me mettre des habits de camouflage. J’essaie de m’effacer le plus possible.»

Cet homme qui se dit fasciné par les ambiances d’hiver et par les lumières du Nord est comme un vrai explorateur quand il part faire une série de photos. Son équipement arrimé à un traîneau, ses skis aux pieds, Vincent Munier part en expédition. Il dort dans sa tente et mange de la nourriture déshydratée.

«Je ne suis pas un aventurier, assure-t-il humblement. Il suffit d’être bien organisé.»

Contrairement à certains photographes qui montrent les répercussions de la pollution et des changements atmosphériques sur certains animaux, Vincent Munier, lui, a décidé d’utiliser son objectif différemment.

«J’ai choisi de montrer le beau, le côté esthétique de la nature, affirme-t-il. Je me dis que tout ce qui est beau, on l’aime, et ce qu’on aime, on essaie de le protéger.»

État sauvage
Devant le Centre Bell
Dès demain
et jusqu’au 7 septembre

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