Pour la clôture de Nuits d’Afrique, le groupe antillais Kassav’ va faire zouker Montréal. La chanteuse Jocelyne Béroard s’est entretenue avec Métro.
L’an dernier, le groupe a célébré ses 30 ans. À ce stade, a-t-on encore des choses à prouver?
Le public est toujours une belle surprise, mais ce n’est jamais gagné, il reste toujours à conquérir. Il doit être persuadé qu’on est encore sur scène avec bonheur!
Vous avez déjà participé au festival. Comment trouvez-vous l’ambiance?
On est toujours bien reçu par l’équipe, mais on est toujours là en coup de vent parce qu’on est en tournée. Quand on ne reste qu’un jour, on a juste le temps de jouer et de repartir. On n’a pas vraiment le temps de voir les autres groupes.
Les membres du groupe, ensemble et séparément, ont déjà travaillé avec plusieurs artistes. Le festival est-il l’occasion de nouvelles collaborations?
Ce n’est pas toujours facile à cause de la langue (Kassav’ chante en créole). Les musiciens n’osent pas venir «faire le bÅ“uf» (jammer), car notre musique n’est pas toujours évidente. Le style est assez spécial, il vaut mieux le connaître.
Comment réussit-on à faire en sorte qu’un groupe dure aussi longtemps?
Pierre-Édouard Decimus (l’un des fondateurs du groupe) a écrit dans une de nos chansons : «Avant l’amour, nous avions le respect.» C’est ce qui a fait que Kassav’ a perduré.
Kassav’
Au Métropolis
Dimanche à 20 h