La chanteuse publie Flesh Tone, son premier album en quatre ans. Un virage électro pop qui pourrait déboussoler ses fans purs et durs. Les fans de hip-hop et de R’n’B’ se souviennent sans doute du clip enragé de Caught Out There, premier tube de Kelis au tournant du millénaire. La chanteuse new-yorkaise, 19 ans à l’époque, afro multicolore et regard noir, pestait contre un boyfriend infidèle. Dix ans plus tard, et après quelques changements de styles musical et vestimentaire, c’est en grande prêtresse électro pop qu’on la retrouve avec Flesh Tone, un cinquième album qui a failli ne jamais voir le jour.
Il faut dire que la jeune femme a passé l’essentiel des cinq dernières années à se chamailler avec le rappeur Nas, dont elle a divorcé fin mai, quelques mois après la naissance de leur fils Knight. «J’avais perdu l’envie de chanter, reconnaît Kelis. Alors, je me suis inscrite dans une école de cuisine, Le Cordon bleu. J’ai toujours aimé les grandes tablées, réunir mes proches autour d’un bon repas. J’ai pris mon temps et, une fois diplômée, l’envie de chanter est revenue aussi naturellement qu’elle était partie!»
Sans contrat discographique, Kelis trouve refuge sur le label d’un certain Will I. Am. Autrefois muse de Pharrell Williams, la diva fait du leader des Black Eyed Peas son nouveau mentor. «Will est un ravagé de musique, il passe son temps libre à se documenter et à en écouter. Surtout, il a le don de comprendre très vite ce qui fera le succès d’un son.» Avec les DJ stars David Guetta, Diplo et autres Benny Benassi derrière les manettes, Flesh Tone tranche radicalement avec les précédentes productions de la belle métisse, quitte à déboussoler ses fans de la première heure. «Ça faisait un moment que je m’intéressais à la dance music, coupe Kelis. Je n’ai pas essayé de me démarquer de quiconque, mais de rendre hommage à la musique que j’aime écouter.» Son ex a-t-il apprécié ce virage musical? «Je ne pense pas, non. (Rires) Pas du tout même !»
Flesh Tone
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