Adrien Brody change une nouvelle fois de registre avec le film Predators. En entrevue avec Métro, l’acteur raconte les difficultés du tournage.
Adrien Brody admet qu’il n’était pas la personne la plus agréable à fréquenter durant le tournage du film Predators (Les Prédateurs), la dernière grosse production de science-fiction. «J’ai vécu une vie austère quand nous tournions le film, a-t-il expliqué. Je n’avais ni sucre, ni alcool. Je ne pouvais pas faire l’amour, quand nous étions à Hawaï, j’étais tout seul dans la jungle la plupart du temps. Et ça vous rend hargneux. Je m’entraînais six jours par semaine et je soulevais des haltères très lourds, ce qui augmente la production de testostérone.»
Toute cette préparation était nécessaire pour transformer le svelte gagnant des Oscars en Royce, un mercenaire qui en impose parachuté sur une planète extraterrestre afin d’être chassé, pour le plaisir du sport, par les créatures qui donnent son titre au film. Les conditions du tournage ont aidé Brody à comprendre l’état d’esprit du personnage. «Une sorte de transformation émotionnelle se produit quand tu te transformes physiquement. Tu te sens toi-même surexcité. Tu es en train de courir à travers un mur de feu, tu brandis un marteau et tu dialogues avec un monstre géant de sept pieds…»
Depuis qu’il a gagné un Oscar en 2003 pour Le Pianiste, Brody a effectué un parcours impressionnant, mais aussi éclectique en tant qu’acteur, allant des superproductions comme King-Kong de Peter Jackson aux productions indépendantes et à petit budget comme Le Frère Bloom et The Darjeeling limited, jusqu’à la science-fiction avec, cette année, le film Splice. «Je suis toujours prêt pour de nouveaux défis. C’est ça qui m’inspire», explique Brody.
Il considère Predators comme une nouvelle étape de ce parcours même si ses choix ne sont pas évidents pour tout le monde. « Pour moi, ce sont des choix évidents, se défend-il. C’est une chance de jouer le rôle d’un homme imparfait, complexe et crapuleux, qui finit par avoir quelque chose d’héroïque. Réussir à jouer un personnage comme celui-ci est rare pour un acteur, spécialement pour un acteur qui n’a pas l’opportunité de faire ses preuves. Je suis reconnaissant.»
Adrien Brody est également conscient qu’on puisse être sceptique quant au fait qu’il ait été choisi pour ce rôle. «Certains se demandent manifestement comment est-ce qu’on a pu me choisir. Mais, demandez à n’importe qui, je suis persévérant. Et je ne pouvais pas manquer cette opportunité. Je ne peux pas être à la hauteur des attentes de tout le monde, mais je fais du mieux que je peux.»
Predators
En salle dès aujourd’hui