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Culture

iD du Cirque Éloize: De la rue au chapiteau

La dernière production du Cirque Éloize mélange culture hip-hop et art du cirque. Elle sera présentée ce soir lors du Festival Montréal Complètement Cirque.

Intitulé iD, le dernier spectacle du cirque Éloize introduit l’univers de la rue dans celui du cirque. Rien d’étonnant à cela pour le metteur en scène, Jean­not Painchaud, puisqu’il s’agit de deux mondes ayant une même origine : le fait de se produire dans la rue, l’improvisation et l’échange avec les autres.

Cette septième création du cirque Éloize est née en Corée du Sud. Le metteur en scène y découvre une jeunesse très différente de la génération précédente, plus urbaine et très portée sur la culture hip-hop. L’idée était de montrer une cité dans laquelle chacun aurait une identité différente, mais où tout le monde évoluerait côte à côte. Une image soulignée par le décor, dont les dessins représentent une ville marquée par les graffitis.

«Il y a l’idée de s’inspirer d’un bande dessinée, de faire un zoom sur une ruelle et de montrer ce qu’il s’y passe», a noté le metteur en scène. L’originalité de ce spectacle se trouve d’abord du côté des danseurs hip-hop qui s’expriment aux côtés d’acrobates ou bougent en harmonie avec la contorsionniste. Un mélange d’univers apprécié par les artistes «Il y a une énergie différente avec les danseurs. Ils sont continuellement en train de répéter, de danser, ça nous motive», a déclaré Josiane Levasseur, acrobate.

Les éléments qui s’ajoutent par la suite sont également directement importés de la rue. Un combat éclate entre un danseur et un patineur à roues alignées, ensuite poursuivi par un cycliste jusque dans les rangs du public. Le cycliste se met ensuite à escalader le décor, et cela sans avoir posé le moindre orteil au sol.

Painchaud souhaite, avec de telles prouesses, revenir à l’essence du cirque en mettant la performance physique au premier plan. Pourtant, pas facile de gérer la mise en scène de disciplines périlleuses quand on ne les maîtrise pas, non? «C’est un mélange de challenge, d’encadrement et de confiance. Mais il y a toujours un risque dans le cirque, c’est comme ça!», a admis l’artiste.

Pour cette première édition, le festival mettra l’accent sur la diversité des représentations, selon la directrice du projet, Nadine Marchand. Elle a précisé qu’il y aurait, entre autres, du cirque flamenco et du cirque opéra.

iD
Sur le quai de l’horloge Jusqu’au 25 juillet

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