Avec Piché : entre ciel et terre, Sylvain Archambault convie les spectateurs à un «voyage au cÅ“ur de l’homme». C’est du moins ce que le cinéaste affirme lorsqu’on lui parle des raisons qui l’ont poussé à prendre les commandes du film après le départ d’Érik Canuel. Ce dernier estimait que la diminution du budget de 8,5 M$ à 7 M$ ne pouvait lui permettre de faire ce qu’il avait en tête.
Sylvain Archambault ne voyait pas les choses de la même façon. «Il a fallu réorienter le film parce que le premier scénario nécessitait plus d’argent. C’était moins psychologique et beaucoup plus Bruce Willis, note-t-il. Je voulais exploiter davantage le côté humain.» Outre les péripéties du vol 236, qui s’était terminé par un atterrissage d’urgence aux Açores, le réalisateur désirait poser sa caméra sur le passé houleux du pilote (drogue, prison), en plus de s’attarder sur son séjour en clinique de désintoxication au lendemain de son acte d’héroïsme.
«Les héros, on a tendance à les glorifier, mais dans le fond, on est tous des êtres humains, observe Archambault. Piché le dit lui-même: il est un gars ordinaire qui a été placé dans une situation extraordinaire. Comme tout le monde, il a ses forces et ses faiblesses.»
Piché : entre ciel et terre
En salle dès mercredi