Alex Nevsky se décrit comme une sorte de «bipolaire créatif». L’artiste, dont le premier album, De lune à l’aube, sortira mardi, n’arrive pas à décrire celui-ci en un seul mot. «Je voulais mettre des balises assez larges à mon terrain de jeu pour la création de ce disque, explique-t-il. Je ne voulais pas que ça soit trop lourd ni trop léger… le résultat est donc assez éclectique, mais tout de même cohérent, je crois!»
Si De lune à l’aube est le premier disque d’Alex Nevsky, on a souvent entendu parler du jeune musicien au cours des derniers mois, principalement parce qu’il s’est rendu en finales des Francouvertes ce printemps. «C’est sûr que ça m’a donné un coup de pouce, et j’en suis très heureux, dit-il. Je ressens une certaine pression, je ne veux pas décevoir le public, mais je crois que c’est une bonne chose!»
Comme c’est son ami Yann Perreau qui assure la réalisation de l’album, le musicien est conscient que la comparaison avec ce dernier est inévitable, mais il affirme avoir «travaillé davantage les différences que les ressemblances». «C’était une union naturelle, avec Yann, puisqu’on a un peu le même style, la même perception de la musique, mais ce sont mes propres arrangements, que j’ai poussés à fond, chacun dans la direction que j’avais choisie, que ce soit une ballade ou un rap», explique-t-il, répétant qu’il ne souhaitait pas se cantonner dans un style en particulier.
«C’est souvent arrivé que des gens me disent, à la fin d’un spectacle, que ma musique était déprimante. Or, moi, je veux faire sourire les gens, pas leur donner envie de se suicider! sourit-il. C’est entre autres pour ça que j’ai eu envie d’inclure des pièces plus pop.» Des pièces pop, mais aussi beaucoup de chansons d’amour… Sentimental, Alex Nevsky? «Oui, absolument, admet-il. J’ai un côté très fleur bleue. Cet album, j’ai commencé à l’écrire il y a deux ans environ, et je vivais à ce moment une histoire d’amour très intense. Ç’a été une grosse source d’inspiration, c’est pour cela que ce disque me représente, qu’il est très personnel.»
Selon le musicien, cependant, chacun peut trouver son compte et se retrouver dans ses pièces. «Il n’y a pas qu’une interprétation possible de ce que je souhaitais transmettre dans De lune à l’aube… je voulais que ça se situe entre « faire penser » et « faire danser ».» Bien que l’album soit terminé, Alex Nevsky ne pourra pas se reposer de sitôt, puisque pas moins de cinq lancements sont prévus dans tout le Québec avant sa rentrée montréalaise. Cela n’est pas pour déplaire à l’artiste. «Le but, c’est de faire des shows! Plus j’en fais, mieux c’est! dit-il. En spectacle, nos chansons s’améliorent constamment, c’est la meilleure partie!»
De lune à l’aube
En magasin dès mardi