À quelques jours du lancement de la troisième édition du festival The Next Wave, une initiative du Centre éducatif pour le théâtre à Montréal (CETM). Son directeur artistique, Stephen Pietrantoni, était complètement débordé par les préparatifs des quatre pièces qui composent la programmation. «C’est déjà un travail énorme de préparer une comédie musicale… alors imaginez quand on multiplie par quatre!» lance-t-il, précisant toutefois que c’est à cause de ce défi qu’il aime tant travailler dans ce domaine.
«La comédie musicale, ce n’est pas que La mélodie du bonheur, insiste le directeur artistique. Le festival Next Wave vise à donner un aperçu de tout ce qui se fait de différent sur la scène montréalaise et à donner de la visibilité à des artistes émergents.» Stephen Pietrantoni se dit ravi de constater que la scène francophone commence à s’ouvrir au théâtre musical. La programmation 2010 comprendra des spectacles dans les deux langues, dont un, Ma femme, ma blonde et ma roulotte (The Great American Trailer Park Musical) est présenté en version anglaise et en version française par la même troupe.
«Il y a beaucoup de racines anglo-saxonnes dans la comédie musicale, et je crois que dans une ville comme Montréal, c’est important de faire des choses dans les deux langues et de jouer la carte du bilinguisme afin d’attirer un plus large public», affirme l’Américain d’origine, établi à Montréal depuis plusieurs années. Il souligne par ailleurs que la programmation de cet été est assez variée pour que chacun puisse y trouver son compte. «Ma femme, ma blonde et ma roulotte, je le recommande pour le simple plaisir de se défouler, dit-il. Pour la version française, nous avons adapté les références à la sauce québécoise. Elle s’y prête très bien, étant donné que c’est une pièce humoristique acerbe, directe, qui fait un peu penser à La petite vie.»
Rooms, une pièce de l’Écossais Paul Scott Goodman, transporte pour sa part le public à Glasgow, dans les années 1970, alors que Créature, du Français Alexandre Bonstein, fait monter sur scène : Dieu, le Diable, une sorcière et un loup-garou…Le directeur artistique souligne également la présence dans la programmation de Daisy and the Wonder Weeds, de Jean Elliott Manning. «On a choisi cette pièce à l’issue d’un concours annuel pour la relève, en automne 2009, dit-il. C’est l’histoire du dernier jardin urbain, en l’an 2020; c’est un peu le symbole de notre société.»
Maintenant que le CETM peut compter sur la contribution du Patrimoine canadien pour le développement de ses locaux de répétition (Le chat des artistes), M. Pietrantoni croit qu’il sera encore plus facile de créer des Å“uvres montréalaises de calibre international. «On travaille très fort pour que les nombreux talents qu’on possède à Montréal puissent s’illustrer, assure-t-il. Et on sait qu’on va pouvoir le réaliser si le public embarque.»
The Next Wave
Jusqu’au 21 août