Du haut de ses 6 pieds et 5 pouces, il est difficile de ne pas remarquer Dolph Lundgren. Le spécialiste des films d’action, qui a fait la pluie et le beau temps auprès des amateurs du genre, passe pourtant presque inaperçu dans The Expendables (Les sacrifiés), le dernier effort écrit,
réalisé et interprété par Sylvester Stallone, qui met également en vedette Mickey Rourke, Jet Li, Jason Statham, Steve Austin, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger!
La compétition sur le plateau de tournage entre ces icônes de la culture populaire était très saine, assure la vedette de Master of the Universe (Les maîtres de l’univers). «Je pense que tout le monde a réalisé qu’on formait une équipe qui voulait vraiment se dépasser, raconte le suédois au bout du fil. De toute façon, il y aura toujours quelqu’un de plus grand que toi, plus célèbre, plus jeune, plus beau, avec plus d’argent, plus de muscles et plus d’expérience.»
Un quart de siècle après Rocky IV, le méchant boxeur russe, Ivan Drago, retrouve l’interprète de Rocky Balboa dans une orgie de testostérone qui paye un hommage senti et sincère aux longs métrages des années 1980. Ainsi, un commando d’hommes, spécialement entraînés, est envoyé en mission afin de sécuriser un pays d’Amérique du Sud à l’aide de leurs poings, de couteaux, de fusils et de tout ce qui leur tombe sous la main.
«C’est le genre de film qui n’a pas été fait depuis longtemps, maintient celui qui tenait le rôle du méchant d’Universal Soldiers. Il n’y a aucun acteur qui se fait doubler par des cascadeurs ou qui doit se cacher derrière des effets spéciaux. Ces gars-là sont de vrais athlètes qui s’entraînent. Les films d’action devraient toujours être ainsi, mais je ne sais pas pourquoi, ça ne semble plus être le cas de nos jours.»
Avec le triomphe au box-office de tous les Batman et autres Spider-Man, la représentation du héros hollywoodien a bien changé. Avant il fallait simplement demander à Chuck Norris ou à Steven Seagal de venir arranger le portrait des vilains. De nos jours, c’est Matt Damon et Leonardo DiCaprio qui semblent s’acquitter de la tâche. «Tout le monde est un héros, surtout aux États-Unis, philosophe Dolph Lundgren. Je pense qu’il y en a beaucoup trop.»
Briser le moule
Il est parfois ardu de changer de genre cinématographique. Parlez-en à Dolph Lundgren qui sera éternellement associé aux films d’action. «Tu dois accepter que tu ne peux pas tout faire, avoue celui qu’on a pu voir aux côtés de Keanu Reeves dans Johnny Mnemonic. En vieillissant, tu réalises que c’est bien d’être bon à faire quelque chose de précis et à bâtir ta carrière là-dessus. Bien sûr, ce serait bien de faire autre chose. En réalisant mes propres films, j’ai pris la chance d’être un peu plus.»
The Expendables
En salle dès le 13 juillet