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Michael Douglas: Sexagénaire, antipathique et peu fréquentable

Heidi Patalano - Metro World News aux États-Unis

Michael Douglas a beau faire la promotion de son dernier film, Solitary Man, tout le monde ne lui parle que de sa prochaine apparition dans Wall Street 2: Money Never Sleep (Wall Street : L’argent ne dort jamais). «Ce ne sont pas tout à fait les mêmes chaussures», dit-il de sa reprise du rôle de Gordon Gekko dans Wall Street, laissant sous-entendre que le personnage a un peu changé depuis le dernier film. Quant au travail avec Oliver Stone, «lui, par contre, c’est toujours le même cordonnier, dit-il ironiquement. Avec son ambition d’obtenir le meilleur de tout le monde, il te teste.

Et au final dans chacun de ses films, les acteurs ont produit leurs meilleures performances.» En fait, cela tombe plutôt bien que l’on parle abondamment du personnage de Gekko, car le  personnage joué par Douglas dans Solitary Man pourrait être décrit comme un de ses acolytes. Il incarne Ben Kalmen, un vendeur de voitures qui traverse une crise d’identité à l’approche de la soixantaine, magouillant pour se dépatouiller avec ses créanciers et sortant avec une femme de 30 ou 40 ans sa cadette.

Lubrique et égoïste, Kalmen est en plus complètement antipathique, mais doté du charme naturel que Douglas apporte au rôle. Après avoir joué tant de personnages peu fréquentables, l’acteur explique comment il arrive à entrer dans leur peau. «Assez tôt quel­qu’un m’a dit : « La caméra sait toujours si tu mens », raconte-t-il. J’ai vraiment compris ce que ça signifiait en jouant Fatal Attraction (Liaison Fatale). J’ai compris que nous ne cessions de mentir. Alors je me suis dit, plutôt que de passer du temps à me faire maquiller, essuyons tout ça et essayons juste de transmettre une part de vérité.»

Solitary Man
En salle aujourd’hui

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