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Ewan McGregor, le chasseur de géants

Dans Jack the Giant Slayer (Jack et le chasseur de géants), de Bryan Singer, Ewan McGregor prête ses traits à un chevalier franc et valeureux qui tente de combattre les géants mentionnés ci-dessus afin de sauver une princesse en compagnie de son ami Jack (Nicholas Hoult).

M. McGregor, vous êtes éblouissant dans ce film! On croirait que vous n’avez pas pris une ride en 10 ans. Éclairez-nous sur le secret de votre splendeur!
(Rires) Je n’ai pas de secret à cet égard, je regrette.

Comment avez-vous abordé ce rôle de chevalier honnête?
Je ne sais pas, c’est un personnage assez accessible; un rôle de type classique. Ce n’est rien de bien nouveau, en fait. Je n’ai fait que jouer ce qui figurait au scénario. C’était très bien écrit, avec beaucoup de clarté. Et l’humour m’a bien plu. En fait, l’humour qui se dégage du scénario est vraiment réussi. J’aime le fait que ce chevalier soit très enthousiaste, mais surtout qu’il soit souvent à côté de la plaque et que Jack doive toujours rester derrière lui pour mettre un peu d’ordre dans la situation.

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Le film réussit l’exploit plutôt rare de s’adresser à la fois aux adultes et aux plus jeunes.
Je crois que vous avez raison. Le film possède les ingrédients idéaux pour plaire aux familles. Très souvent de nos jours, vous amenez vos enfants au cinéma et vous êtes confronté à des répliques inappropriées, ou encore, à des blagues à connotation sexuelle clairement destinées aux parents. Vous ne souhaitez pas que vos enfants voient ces films; du moins, c’est mon cas. Alors voici un film que vous pourrez assurément apprécier en famille sans devoir faire face à des moments gênants pour vos enfants. C’est un film familial de facture classique.

C’est agréable de vous voir à nouveau partager l’écran avec Ewan Bremner, votre partenaire dans Trainspotting!
Nous avons fait Black Hawk Down ensemble, ainsi qu’un autre film intitulé Perfect Sense. Il s’agit donc du quatrième long métrage que nous faisons ensemble. Je suis bien heureux de travailler à ses côtés, car Ewan est un acteur formidable. J’ai un grand plaisir à travailler avec lui. C’est notre quatrième collaboration, donc il sera intéressant de voir à quoi ressemblera la prochaine. À ma connaissance, nous n’avons rien de prévu pour l’instant.

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Tourner pour la famille

Avec Jack the Giant Slayer, Bryan Singer fait face à un tout nouveau public : les enfants. Bien qu’il admette que le film a subi une cure d’adoucissement en ce qui a trait à son titre et à la quantité d’images violentes qui défilent à l’écran, Singer affirme qu’il a bien aimé œuvrer pour un plus jeune public. Reste qu’il a hâte de se plonger dans la franchise X-Men, avec X-Men : Days of Future Past, présentement en cours de conception.

On croyait que ce film serait beaucoup plus violent. Avez-vous été contraint d’atténuer plusieurs éléments afin de plaire à un public familial?
Un des changements que j’aurais voulu inclure touche la scène où un [géant] soulève [Ewan Bremner] et lui mange la tête en une bouchée. Dans la scène que nous avions au départ, il mettait la tête de l’homme dans sa bouche et l’avalait tout rond. Vous savez, j’aurais été content que ça reste tel quel. Je trouvais ça plutôt marrant. Je me suis assis et j’ai observé une salle remplie d’enfants de sept et de huit ans, et ils [hurlaient], mais personne ne s’est levé. Toutefois, les gens du studio avaient tellement peur que je leur ai dit : «D’accord, coupez ces quelques images.» Mais, en toute honnêteté, je reste d’avis que les jeunes auraient toléré cette scène.

Est-ce terrifiant d’être assis dans une salle de projection bondée d’enfants de sept ans?
J’ai trouvé ça amusant. Je ne me suis jamais soumis à cette épreuve avec mes films-événements. Les visionnements de Superman et de X-Men ont toujours eu lieu en compagnie d’amis et de la famille, quoique pour Valkyrie, nous avons fait le test devant un plus grand public. J’adore ces essais; ce sont des expériences formidables. Et pour ce film en particulier, ç’a été plaisant. Le gamin derrière moi donnait des coups de pied dans ma chaise tellement il riait fort.

Le film s’intitulait d’abord Jack the Giant Killer (Jack le tueur de géants), non?
Je crois que ce changement était inévitable. Je pense que le mot «tueur» fait peur. «Chasseur» est plus approprié. Chasser est un acte qu’on réserve surtout aux dragons et aux autres créatures du genre. Alors, j’étais bien à l’aise avec ce changement. En fait, je m’y suis habitué rapidement. J’en suis même venu à l’aimer.

Jack the Giant Slayer
En salle dès vendredi

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