Culture

Pétillante d'humour France D'Amour

C’est une France D’Amour en feu qui a investi l’Astral mardi soir. Retour sur une performance entre standards jazzés et stand-up.

«Je vais m’accorder, profitez-en pour regarder ma robe et vous dire : Me semble qu’à chaque fois que je la vois, elle a les cheveux plus rouges, ou qu’elle est moins grosse qu’à la télé’», nous a suggéré France d’Amour en prenant place sur son siège.

Le ton de ce spectacle présenté dans le cadre de Montréal en Lumière était donné : intimiste… et humoristique. Après avoir chanté Moon River avec beaucoup d’émotion, la charismatique guitariste a rappelé que ce classique était autrefois interprété par la très belle Audrey Hepburn. «Vous êtes chanceux messieurs, la version française, au Québec, était chantée par… Fernand Gignac!»

La pétillante France a ensuite chanté quelques pièces tirées de son bien nommé dernier disque Bubble Bath and Champagne (Tandem, 2011), dont la très entraînante Sorry I’m Happy. Elle nous a également présenté ses musiciens, «même si ce n’est plus à la mode de le faire». «Après tout, les filles, c’est quand même avec eux autres que vous allez partir à soir!» a-t-elle lancé, se risquant même à faire une joke sur les possibles maladies vénériennes qui pourraient résulter de ces éventuelles rencontres…

Interprétées avec cœur, les réinterprétations de France d’Amour (What the World Needs Now Is Love,  What A Wonderful World…) se sont avérées honnêtes et enthousiastes, tout comme ses comparses qui, a-t-elle rappelé, ont été faciles à trouver «parce que des musiciens de jazz, ça ne travaille jamais. Sauf dans le jour.» Expliquant à la blague sur les lieux de quel travail alimentaire elle avait déniché chacun d’eux (au Burger King, dans un Ikea, dans la section bobettes d’un magasin à grande surface…), elle a introduit le guitariste Jason Lang, le batteur Sam Harrisson, ainsi que Philippe Turcotte, «qui joue du clavier et les filles tombent enceintes», et  Patrick Lavergne, qui «jouit de la baise! Non, qui joue de la basse!»

Pour quiconque avait envie de passer une soirée légère et sympa, c’était réussi. Les amateurs de jazz, que la rousse chanteuse semblait vouloir rejoindre, étaient toutefois aux abonnés absents. «Est-ce qu’il y a des vrais connaisseurs dans la salle?» s’est-elle enquise. Deux ou trois personnes ont tapé des mains, ce qui l’a visiblement déçue. «Juste ça? À Montréal?» Pas grave, la soirée a continué pareil avec notamment Night and Day et une toute nouvelle composition, plus douce. Quand nous avons quitté l’Astral pour cause d’heure de tombée, la chanteuse interprétait son succès Si c’était vrai au son des applaudissements nourris de ses fans.

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