Le réalisateur Roland Emmerich dirige Channing Tatum et Jamie Foxx dans sa nouvelle superproduction White House Down.
C’est peut-être parce qu’il a fait exploser la Maison-Blanche dans le classique Independence Day, mais quand le réalisateur Roland Emmerich s’est adressé à Washington pour le tournage de White House Down (Maison-Blanche en péril) – son nouveau film dans lequel la demeure du président américain est prise d’assaut par des terroristes –, il a été accueilli froidement. «Nous avons demandé des permis pour y tourner des scènes et on nous les a refusés, raconte Emmerich en riant. Je ne sais pas trop pourquoi…!»
Si le scénario de White House Down semble familier, c’est parce qu’un autre film du genre est sorti en salle en mars. Devant le succès d’Olympus Has Fallen, Emmerich craint-il les comparaisons? «Non, je ne me soucie pas trop de ça, indique-t-il. Bien sûr, j’aurais préféré que notre film sorte en premier, mais, en même temps, je ne voulais rien bousculer. On se croise les doigts pour que ça fonctionne. Le verdict tombera sous peu.»
Si deux longs métrages où des terroristes attaquent le 1660, Pennsylvania Avenue sortent en 2013, c’est une pure coïncidence, insiste Emmerich. «J’avais le projet de faire un film sur la Maison-Blanche avec Sony depuis 10 ou 15 ans, explique-t-il. Ça ne s’était jamais concrétisé, pour toutes sortes de raisons. Quand ils ont acheté le scénario de Jamie Vanderbilt, ils ont tout de suite pensé à moi et ils me l’ont envoyé le jour même. Puis, tout a déboulé rapidement. Nous avons appris qu’il se faisait un film du genre par la suite, mais nous étions déjà bien avancé et il n’était pas question de reculer. Je n’en avais surtout pas envie!»
Ce qui est peut-être moins une coïncidence, au dire d’Emmerich, est le fait que les films ayant comme héros un président américain étaient beaucoup moins populaires sous George W. Bush qu’ils le sont aujourd’hui ou qu’ils étaient alors que Clinton était au pouvoir.
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Pas de superhéros
En jetant un coup d’œil à la filmographie de Roland Emmerich, on se rend compte d’une chose intéressante : le réalisateur n’a travaillé qu’avec des scénarios originaux. Rien d’adapté et surtout pas de franchise. «C’est très difficile aujourd’hui de produire des films originaux, explique-t-il. Les studios veulent tous des franchises et des adaptations. Et pas seulement aux États-Unis. C’est partout pareil.»
Emmerich compte bien continuer dans la même veine. «J’aurais beaucoup de difficulté à faire un film de superhéros basé sur une bande dessinée parce que je n’ai pas grandi avec ces héros. Ce n’est pas ma tasse de thé, raconte le réalisateur. Mais Dieu que ces films sont populaires!»
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White House Down
En salle dès vendredi
