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Une saucisse qui a du mordant

Le réalisateur de Bluff et de Y’en aura pas de facile, Marc-André Lavoie, lance Hot Dog, une comédie de situation où les quiproquos s’entremêlent autour de son thème de prédilection, le mensonge.

Convaincu qu’il va se faire mettre à la porte par ses associés de la compagnie Saucibec, Philippe (Paul Doucet) décide de se venger. Il sabote la production de saucisses en y laissant tomber une de ses dents. Puis, il se rend compte qu’il n’était pas celui qui était visé par le congédiement, mais il est trop tard, le mal est déjà fait. Son mensonge grossit alors jusqu’à prendre des proportions démesurées.

Le spectateur devient dès le départ complice du mensonge de Philippe, ce que le comédien Paul Doucet a bien aimé du scénario. «Ce n’est pas un suspense où le public tente de trouver le coupable, il s’identie plutôt à mon personnage qui essaie de se démerder», explique-t-il.

Marc-André Lavoie ne se tanne pas d’aborder le thème du mensonge. Dans Bluff, il cachait lui-même des choses au spectateur comme réalisateur, et dans Y’en aura pas de facile, lRémy Girard incarnait un menteur compulsif. «J’ai rencontré dernièrement un consultant expert qui a travaillé pour le FBI pendant 16 ans, et lui, sa job, c’était de récolter les premiers témoignages et de déterminer si la personne avait utilisé la mémoire ou l’imagination», raconte le réalisateur. Il a alors réalisé à quel point l’imagination fait partie de nos vies. Selon lui, on ne peut éviter de faire des cachoteries à ses proches, puisque bien souvent, c’est dans le but de les protéger.

«Tout le monde essaie de se prendre pour quelqu’un qu’il n’est pas», résume Rémy Girard, qui tient le rôle de Conrad, le président de Saucibec. En tant que boss, son mensonge à lui, c’est d’avoir l’air de prendre des décisions sans réellement le faire. D’un autre côté, il y a ce couple (formé par Pierre-François Legendre et Édith Cochrane) qui découvre la dent dans son paquet de saucisses et qui, malgré ses bonne intentions au départ, décide de faire un coup d’argent. À la suite de bien des péripéties, la mafia finit par s’en mêler.

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Rémy Girard n’en est pas à sa première expérience avec Marc-André Lavoie. Il a été de la distribution de chacun de ses longs métrages. «Ce que j’aime, c’est qu’il fait de la comédie de situation, ce qui est risqué. Ce n’est pas un film de jokes, explique le comédien.  Marc-André construit des situations qui sont cocasses, qui sont drôles et incontrôlables, et ça, j’adore ça!»

Aux côtés de Rémy Girard, Éric Salvail a tenu son premier rôle au cinéma. Si l’animateur était très nerveux en début de tournage, il s’est rapidement dégourdi, assure le réalisateur Marc-André Lavoie, satisfait. À l’en croire, ce ne sera sans doute pas la dernière fois qu’il fait appel à lui.

Producteur malgré lui
Déterminé à faire des films, Marc-André Lavoie, ancien publiciste, a ouvert sa propre boîte de production, Orange Films. Jusqu’à maintenant, il a coproduit tous ses films, n’attendant pas les subventions pour réaliser ses projets.

Pour Hot Dog, les subventions sont venues sur le tard. «Je me suis retrouvé à écrire Hot Dog en 28 jours et j’étais décidé à le tourner avec pas une cenne, explique Marc-André Lavoie. Finalement, j’ai été chanceux. En cours de route des gens ont embarqué : Téléfilm, la Sodec tout récemment, Québecor Media, Super Écran, Astral.»

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Hot Dog
En salle dès le 9 août

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