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La célébrité selon Jennifer Aniston

Gabriela Acosta Silva - Metro World News

Dans sa dernière comédie, We’re the Millers, présentement à l’affiche, la vedette de Friends Jennifer Aniston, maintenant âgée de 44 ans, joue une effeuilleuse vieillissante qui se fait passer pour une mère de famille afin d’aider un trafiquant de drogue joué par Jason Sudeikis. L’actrice a parlé à Métro de sa façon d’approcher ses personnages et de composer avec la gloire.

Vous faites souvent la manchette des tabloïds. Qu’est-ce qui vous dérange le plus dans la célébrité?
Le fait que les gens voient les artistes comme des dieux, alors que nous sommes des êtres humains comme tout le monde. C’est comme si nos vies jouaient un rôle dans la marche du monde – si je me marie, si je suis fâchée contre quelqu’un, si je suis enceinte… Ça ne devrait pas être aussi important. Je crois que les gens devraient porter davantage d’attention à autre chose, et prendre garde aux apparences, parce que nous ne sommes pas aussi «magnifiques» qu’ils peuvent le croire.

Parlant d’être magnifique, dans We’re the Millers, votre personnage ne laisse pas beaucoup de place à l’imagination!
(Rires) Je joue une effeuilleuse et je dois faire une danse sensuelle. J’ai d’ailleurs dû me rendre dans plusieurs clubs de danseuses nues et j’avais un chorégraphe fantastique qui m’a enseigné cette superbe danse que j’ai perfectionnée pendant des semaines et des semaines. Ce n’était pas facile à faire, j’étais très intimidée, mais au final, ce n’est pas si mal, non? (Rires)

Vous avez fait ça comme une pro.
Je suis allée au gym pendant des semaines et des semaines – mon entraîneur m’avait prescrit un régime très strict. Ça donne une certaine confiance en soi. Le plus difficile, c’est de monter les marches de façon sexy.

Approchez-vous vos personnages comme s’ils étaient des gens réels? Leur inventez-vous une histoire?
Dans ce cas-ci, je la vois comme une danseuse nue malheureuse, mais qui s’est bâti une image de dure à cuire parce qu’elle a été déçue tellement souvent dans la vie, surtout en choisissant des hommes qui ne lui convenaient pas. Je crois que la colère devient souvent de la tristesse, et puis on apprend. C’est comme ça que je me suis mise dans la peau de ce personnage. Jouer avec le cliché de la mère de famille a été beaucoup plus facile que je l’aurais imaginé; j’ai fait des liens avec des expériences vécues durant ma carrière.

Avez-vous toujours été attirée par la comédie ou est-ce par hasard que vous en avez autant dans votre filmographie?
J’aime faire rire les gens. C’est quelque chose que j’adore, et les comédies sont souvent très agréables à tourner. J’ai joué dans quelques drames, mais je pense que j’ai tendance à graviter autour du monde de la comédie parce que ça me sied bien. J’aimerais bien faire un film d’horreur, toutefois, quelque chose comme The Exorcist, qui mise sur la terreur psychologique.

Dans We’re the Millers, vous jouez un personnage qui fait semblant d’être une mère. Qu’avez-vous éprouvé en jouant ce rôle?
Je dois l’avouer, je me sens déjà comme si j’étais une mère, parce que j’ai beaucoup d’amies qui sont mamans et j’ai passé beaucoup de temps avec elles… Je suis très maternelle. Dès notre naissance, nous sommes un peu des mères, que ce soit en tant que sœur, que conjointe et tout. C’est un instinct que j’ai depuis plusieurs années, mais ça viendra. Il paraît que la nature sait ce qu’elle fait. Et moi aussi. (Rires)

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We’re the Millers
Présentement en salle

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