Culture

Le proliférateur: un hommage à Back et une histoire d’amour

La nouvelle œuvre d’art public du parc La Fontaine, intitulée «Le proliférateur, l’arbre qui plantait des arbres» est aussi une première collaboration pour le couple d’artistes Melsa Montagne et Nicolas Des Ormeaux.

Le canevas de base de l’appel d’offres était un peuplier mort de 15 mètres. La forme de lance-pierres de l’oeuvre allait de soi pour eux en raison de la forme de V de l’arbre décédé. Les glands de chêne symbolisant la naissance de nouveaux arbres ont été faits à l’aide de styromousse, puis recouverts de fibre de verre et enfin teints. Les créateurs ont utilisé de la corde de paquebot pour représenter l’élastique et assurer une pérennité à l’oeuvre.

L’autre contrainte fournie par l’arrondissement était de rendre hommage à l’œuvre de Frédérick Back, «L’homme qui plantait des arbres».

Les coauteurs sont tous deux des artistes, mais dans des médiums différents. Mme Montagne, pour sa part, est artiste-peintre. Nicolas Des Ormeaux, bien que menuisier de formation, fait partie du groupe de rock québécois Exterio. Ce genre de collaboration était donc une première pour eux.


«C’est un projet qui nous sortait tous deux de notre zone de confort. Nos forces et faiblesses étant différentes, on se complétait bien. Certains disent que travailler avec son conjoint, ça passe ou ça casse. Pour nous, ça passait», Melsa Montagne.
Le travail n’a toutefois pas été de tout repos avec les températures froides d’octobre, qui descendaient parfois même sous zéro. La pluie a aussi obligé les deux Montréalais à aménager une toile.

«Il faisait tellement froid que nous devions remouiller notre pinceau tout le temps», se rappelle Mme Montagne.

Le projet a été financé par l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. «Le proliférateur» demeurera en place jusqu’à ce que l’arbre commence à poser un danger, parce qu’il sera fragilisé, soit dans plus de dix ans, selon les créateurs. Il sera alors abattu ou déplacé.

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