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Jamais deux sans trois pour les hommes en noir

Cela fait presque quatre ans qu’on a vu Will Smith dans un film, le dernier étant le navet larmoyant Seven Pounds. On comprend donc qu’il ait voulu faciliter son retour en participant à une production qui lui permettrait de retrouver aisément ses repères. «Je n’ai pas travaillé pendant trois ans; alors je voulais enfiler des chaussures que je savais pouvoir chausser», déclare Smith. D’où ce Men in Black 3 (Hommes en noir 3), dans lequel lui et Tommy Lee Jones retrouvent le complet noir et les Ray-Ban des mystérieux hommes qui protègent la planète contre les extraterrestres dont les Terriens ignorent jusqu’à l’existence. Cette fois, cependant, un ingrédient a été ajouté à la recette : le voyage dans le temps, avec un Josh Brolin interprétant le personnage de Tommy Lee Jones plus . Mais mis à part les sauts dans le temps, il s’agit d’un bon vieux Men in Black, tout ce dont avait précisément besoin Smith.

«Il était très important pour moi, après avoir été loin des plateaux pendant si longtemps, de revenir d’une façon qui ne me stresserait pas trop et dans un film que les enfants pourraient aimer, explique Smith. C’est d’ailleurs une chose que m’a dite Eddie Murphy il y a quelques années. Il m’a dit : «Will, si tu veux durer dans ce milieu, tu dois revenir tous les 20 ans avec un film qui intéresse les enfants.» Je regardais donc Dr. Dolittle et The Klumps, et cette idée mûrissait dans mon esprit. Ce qui est bien, dans mon cas, c’est que le public cible se trouve dans ma maison.»

Et ce n’est pas là le seul conseil de ses aînés que Smith ait suivi. «Je me trouvais en Australie en 1990 avec Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis, alors qu’on y ouvrait un Planet Hollywood, se souvient l’acteur. À un moment, je vais m’asseoir avec les gars, et Arnold me dit : «Jeune homme, je veux que tu saches que tu ne peux être une vedette de cinéma uniquement aux États-Unis. On n’est une star de cinéma que si on est connu partout sur Terre.» Ils m’ont mis cette idée dans la tête de façon très nette. C’est à partir de là que j’ai commencé à faire attention à pénétrer d’autres marchés. Nous sommes ainsi entrés en Russie avec I, Robot. Nous sommes aussi entrés au Brésil. À une époque, on pouvait aligner les films à succès aux États-Unis, mais ce temps-là est terminé. Il m’apparaît donc important de faire des tours du monde afin d’alimenter l’intérêt.»

Étant guidé par cette idée de célébrité planétaire, Smith continuera-t-il à effectuer des retours au grand écran sans courir trop de risques, par exemple en renouant avec une autre populaire série de films comme celle des Bad Boys? Il faut ici préciser que Martin Lawrence, l’autre vedette de ces longs métrages, en a exprimé l’envie. Smith, cependant, n’est pas sûr. «J’aime faire ces films. On tourne à Miami, il y a des t-shirts serrés, des voitures puissantes, dit-il. Mais à ce stade de ma carrière, ce qui m’est proposé doit me convenir parfaitement. J’ai 43 ans. Il me reste peut-être encore sept ans où je pourrai courir et sauter à l’écran. Ensuite, ce sera vraisemblablement plus calme pour le reste de ma carrière.»

Men in Black 3
En salle dès vendredi

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