Le cinéaste d’origine israélienne Oren Peli s’est fait connaître avec Paranormal Activity, le faux «film maison» qui a coûté 15 000 $ à produire et a rapporté 194 M$ en recettes internationales, ce qui en fait le film le plus lucratif de tous les temps. Si le budget est plus intéressant pour son plus récent long métrage, Chernobyl Diaries (Journal de Tchernobyl), il a tout de même tenu à dépenser modestement. Chernobyl Diaries suit un groupe d’amis dans un voyage de «tourisme extrême» à Pripyat, le village ukrainien abandonné après la catastrophe de Tchernobyl en 1986.
Avez-vous visité Pripyat avant de tourner?
Quand on a commencé, on pensait non seulement à le visiter, mais aussi à y tourner une partie du film. Pourquoi pas? Le décor était là. Mais pour une raison quelconque, le gouvernement ukrainien, en 2011, a cessé de permettre aux gens de s’y rendre. Alors, pendant une longue période, alors qu’on tournait, aucun accès n’était permis là-bas. On s’est dit que c’était un parallèle ironique avec le film, et qu’il y avait peut-être une entrée secrète qu’on pourrait emprunter.
Avec le public de plus en plus sophistiqué de films d’horreur, ces temps-ci, comment essayez-vous de lui faire peur?
Il y a plusieurs sortes de peur, et Chernobyl Diaries en compte plusieurs. Il y a certains moments où on sursaute. Mais ce qui fonctionne le mieux, à mon avis, c’est l’anticipation, l’idée de la perte de contrôle, la peur de l’inconnu. On a essayé de combiner tout cela dans le film. Je crois que ces éléments sont l’essence même de plusieurs films d’horreur.
Vous avez écrit et produit le film, mais ne l’avez pas réalisé. Comment décidez-vous que vous réaliserez ou non un projet?
Ça dépend vraiment du projet. Réaliser, c’est vraiment embêtant. C’est stressant, ça prend du temps, c’est beaucoup de travail, alors, je ne sais pas pourquoi quelqu’un voudrait réaliser un film… sauf si on est réellement passionné et qu’on a le temps; là, ça devient comme notre bébé, on développe un sentiment d’appartenance et de fierté.
Chernobyl Diaries
En salle dès vemdredi
