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Victor Frankenstein: Monstre sacré

Luba Ergorova - Metro World News

Frankenstein a été raconté et remis au goût du jour sans relâche au fil des années, dans des films et des séries télévisées. Et pourtant, il semble que le réalisateur Paul McGuigan et le scénariste Max Landis ont réussi à insuffler une bouffée d’air frais (et créatif!) dans le récit imaginé par Mary Shelley,  avec leur nouveau film Victor Frankenstein. Si l’histoire n’est pas nouvelle, le scénario, lui, l’est : il se concentre sur la relation entre le protagoniste Victor Frankenstein et son protégé reclus, Igor Strausman. Cette récente adaptation met en vedette Daniel Radcliffe (Igor) et James McAvoy (Victor), avec lesquels Métro a parlé.

C’est la première fois que vous travaillez ensemble, mais vous semblez avoir de l’admiration l’un pour l’autre. Comment vous êtes-vous entendus durant le tournage?
James McAvoy : Très bien! Nous ne nous sommes jamais disputés.
Daniel Radcliffe : En effet. Je crois que la perception populaire selon laquelle les acteurs sont toujours en compétition les uns avec les autres est généralement fausse.

«Est-ce que j’aimerais être ressuscité par un génie comme Victor Frankenstein après ma mort? Oui… tant que je suis le seul. [Rires] J’aimerais à penser que je suis spécial!»-Daniel Radcliffe, qui interprète Igor dans Victor Frankenstein

Le réalisateur Paul McGuigan a dit que Victor Frankenstein est une sorte d’histoire d’amour entre vos deux personnages. Vous êtes d’accord?
JMA : Oui! [Rires] On s’adore. Et l’un de nous est un putain de cinglé. Mais c’est de l’amour platonique.

Vous jouez des scientifiques dans le film. Étiez-vous doués pour la physique et la chimie à l’école?
JMA : Je n’ai pas fait de physique. Mais j’ai fait de la chimie et de la biologie, des cours pour lesquels j’ai eu C et B-. Et puis quand j’ai été assez vieux pour choisir en quoi me spécialiser, j’ai pris anglais et musique à la place. J’ai toujours aimé étudier les sciences à l’école et entendre des scientifiques en parler, mais je suis très heureux de ne pas avoir eu à me spécialiser là-dedans.

Au début du film, le personnage de Daniel n’a pas de nom. Vous connaissez ce sentiment? Avez-vous déjà voulu être un homme anonyme, au moins pour une journée?
DR : En tant qu’acteurs, on porte des masques. On devient des quidams anonymes de cette manière. Dans la vraie vie, on a souvent envie de ne pas être connu. Parfois, il m’arrive même de ne plus avoir envie d’être acteur.
JMA : Ce qui est bien dans ce métier, c’est qu’à chaque nouveau contrat, on repart à zéro : nouveau réalisateur, nouvelle équipe, nouveau pays, parfois aussi nouvelle langue, tout ça. Et des fois, on se dit que notre dernier rôle était un foutu cauchemar. Peut-être qu’on n’a pas été celui qu’on voulait être, ou qu’on n’a pas été à la hauteur. Mais ce qui est génial, c’est de toujours essayer d’être la meilleure version possible de soi-même.

Victor Frankenstein
En salle dès mercredi

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