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TLMEP: pizza, gros sous et culture avec la famille Abbatiello

La fratrie Abbatiello sur le plateau de TLMEP.

Elisabeth, Sébastien, Katarina, Guillaume Jr et Frédéric Abbatiello.

Ils «collectionnent les restaurants comme certains collectionnent les timbres», a mentionné Guy A. Lepage en accueillant les cinq jeunes entrepreneurs de la famille Abbatiello sur le plateau de Tout le monde en parle (TLMEP), dimanche soir.

Elisabeth, Sébastien, Katarina, Guillaume Jr et Frédéric Abbatiello, bien connus de leur importante communauté d’abonnés sur les réseaux sociaux, participaient à la grand-messe dominicale d’ICI TÉLÉ pour promouvoir la série documentaire Salvatoré: Une recette de famille, qui sera disponible sur la plateforme Crave le 4 novembre.

Les cinq frères et sœurs actionnaires du Groupe Abbatiello administrent 260 restaurants en opération et 75 en construction sous sept bannières (Pizza Salvatoré, L’Œufrier, Jack Le Coq, Topla! – La boîte à pâtes, Shaker – Cuisine & Mixologie, Crèmerie Chez Mamie, Papa Sandwich).

Chacun occupe un rôle distinct dans l’entreprise fondée par leur grand-père, Salvatoré Abbatiello, un immigrant italien, à Saint-Georges, en Beauce, en 1964.

«C’est lors d’un souper du réveillon du Jour de l’An 1964, dans une grosse maison beauceronne remplie de gens, que notre grand-père a fait découvrir à sa belle-famille, la famille de ma grand-mère, la pizza. À l’époque, ça commençait à arriver à Montréal, mais en Beauce, ce n’était pas encore connu», a raconté Sébastien Abbatiello pour résumer la genèse de l’empire familial.

«Comme la plupart des gens qui mangent de la pizz’ pour la première fois, ils ont aimé ça. Par la suite, ils ont convaincu mes grands-parents d’ouvrir leur restaurant en Beauce», a-t-il poursuivi.

Un milliard d’ici 2029?

Les affaires du Groupe, que les héritiers Abbatiello ont acquis en 2018, vont bien.

Sous leur gouverne, le nombre de restaurants est passé de 14 à 150 et le quintette gère des centaines de millions de dollars. Il aspire à toucher un milliard de chiffre d’affaires d’ici 2029.

Les Abbatiello ne sont pas tous actionnaires à parts égales, mais chacun a droit à son vote lors des réunions mensuelles où se prennent les décisions. La majorité l’emporte lorsque vient le temps de trancher. Seules deux propositions doivent obligatoirement être votées à l’unanimité lorsque la question se présente, a indiqué Katarina: aller en bourse et vendre l’entreprise.

«Ça fait des bonnes discussions de famille», a glissé Frédéric.

Les Abbatiello ont reçu deux offres d’achat pour la chaîne de pizzerias Salvatoré: l’une de Pizza Hut, et une autre, plus récente, «dans les centaines de millions», qui a été refusée… mais qui a néanmoins causé beaucoup d’insomnie à Elisabeth.

«Tant qu’à vendre et recommencer quelque chose d’autre, aussi bien rester là-dedans. On tripe, on est avec du monde qu’on aime», a analysé Sébastien.

Guy A. Lepage est aussi revenu avec Guillaume Abbatiello sur ses propos controversés à la suite de son passage à l’émission radiophonique Tout peut arriver, en mars 2025. Celui-ci avait critiqué le milieu culturel qui, selon lui, dépendait trop des subventions. Des paroles qui n’ont apparemment pas plu à sa fratrie.

«J’ai beaucoup amélioré mes aptitudes de communication (…)», a blagué le principal intéressé, pendant que son frère Sébastien renchérissait sur l’importance de ne pas se prononcer sur un «sujet politisé» en tant qu’entrepreneur.

«Ç’a beaucoup été interprété (…) comme si Pizza Salvatoré était contre les investissements en culture. Alors que (…) depuis qu’on a acquis l’entreprise de nos parents (…) chaque année, c’est environ un million de dollars qu’on investit dans des productions culturelles québécoises», a rectifié Elisabeth Abbatiello.

Le Québec selon Denys Arcand

Le réalisateur Denys Arcand, qui lance ces jours-ci Flashbacks, un récit de souvenirs, d’anecdotes et d’opinions, ne s’est jamais gêné pour décrire la société d’une plume acide.

Selon lui, le monde vit actuellement un nouveau Moyen Âge. Guy A. Lepage a voulu savoir pourquoi.

«Quand les sociétés commencent à se désintégrer, je crois beaucoup qu’on est en train de vivre ça. Les États-Unis (…), la France, sont presque au bord d’une guerre civile (…) l’Angleterre est ingouvernable, les nazis reviennent au pouvoir en Allemagne… Tout ça se désintègre. Et toutes sortes d’autres choses. Les gens ne lisent plus. Les livres sont écrits par des machines. Je peux continuer longtemps…», a énuméré le cinéaste de 85 ans, qui considère le Québec comme «un pays un peu terne, où il n’arrive pas grand-chose, un pays très agréable à vivre».

Alain Gravel a décoléré

Aussi présent à la table de Tout le monde en parle en marge de la sortie de son livre autobiographique Le chat de ruelle: récits d’un demi-siècle de journalisme, le journaliste Alain Gravel n’a pas caché avoir été amer de la fin imposée par Radio-Canada de son émission matinale Gravel le matin, qu’il a animée à ICI PREMIÈRE de 2015 à 2019.

«Je n’ai jamais trop cherché à comprendre. (…) Je n’étais pas content. (…) Mais j’ai décoléré, et je me suis rendu compte que je n’étais pas vraiment à ma place. J’ai aimé ce que j’ai fait. (…) mais je suis un gars d’information pure et dure. (…) Je suis content de l’avoir fait, mais ma maison, c’est l’information», a dépeint celui qui a percé à jour les scandales de corruption dans l’industrie de la construction.

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