lang="fr-FR" > Zéro emballage, est-ce possible?
Environnement

Zéro emballage, est-ce possible?

Si un Montréalais produit 541 kg de déchets par an, certains participants du Défi Survivre sans emballage ont choisi la ligne dure : tenter de n’acheter aucun emballage pendant une semaine.

«Pour ceux qui choisissent le défi ultime (le niveau le plus exigeant), le plus difficile, c’est de convaincre les commerçants de retirer l’emballage», estime Lysian­ne Panagis, coordonnatrice chez Action re-buts, qui organise le défi. Si elle-même a pu acheter des crevettes en arrivant avec son propre contenant de plastique, le fromager, lui, s’est fait tirer l’oreille. «Certains marchands ne veulent pas avoir d’ennuis au cas où je tomberais malade à cause d’un contenant mal nettoyé», raconte-t-elle.

La meneuse, Gabrielle Char­­­bonneau, a jusqu’ici évité l’achat de près de 120 em­­ballages. À raison de 14 g par barquette, 7 g par sac de plastique, 23 g par gobelet de café, 360 g par sac de circulaires et 60 g en faisant remplir sa vieille bouteille de savon à vaisselle, elle a réduit de 5 kg la quantité de ses déchets.

Le défi des produits laitiers

Mais le plus difficile, c’est pour les produits laitiers. «Quelqu’un a-t-il trouvé du lait en vrac et du beurre sans emballage?» demande-t-elle sur le site du Défi. Pour le yaourt, quelques fruiteries proposent la marque Pine­hedge Farms et ses contenants consignés.

Mais pour un commerçant du marché Jean-Talon qui vend des pâtes en vrac, combien de fabricants qui donne dans le suremballage? «On a vu des petits contenants de mayonnaise suremballés dans une barquette de styromousse ou un morceau de jambon emballé sous vide et pour lequel on a malgré tout ajouté une barquette et un film de plastique», déplore Lysianne Panagis.

Le kiosque du Défi sera de l’Expo 3R, le 18 octobre, au Cen­tre des Sciences, organisé dans le cadre de la Semaine québécoise de réduction des déchets.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version