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Le Plateau-Mont-Royal

Ombudsman – Insécurité, insalubrité et insuffisance dans Milton-Parc

Nadine Mailloux, ombudsman de Montréal.

Me Nadine Mailloux, ombudsman de Montréal.

Le sentiment d’insécurité et les problèmes de cohabitation avec les populations itinérantes ne s’améliorent pas à Milton-Parc malgré les ressources investies par la Ville de Montréal, note le plus récent rapport de l’ombudsman. Des efforts supplémentaires du réseau de la santé et des services sociaux sont réclamés.

L’ombudsman de Montréal, Me Nadine Mailloux, a déposé son plus récent rapport annuel lundi. Me Mailloux en a profité pour faire un suivi sur la situation à Milton-Parc.

Ce quartier du Plateau a fait l’objet d’un rapport d’enquête complet de l’ombudsman en 2022. Les problèmes y sont connus depuis longtemps, et les résidents se plaignent de ne pas se sentir en sécurité. Le quartier ne compte que 10% de la population de l’arrondissement, mais concentre entre 25% et 30% des crimes contre la personne, selon le rapport de l’ombudsman.

Certains d’entre eux ont même déposé une action collective contre Open Door, un refuge pour personnes itinérantes. L’action a toutefois été rejetée en février.

Selon l’ombudsman, les mêmes problèmes sont toujours présents, malgré de nombreuses interventions de la Ville.

Criminalité, salubrité, itinérance et services sociaux

L’ombudsman rappelle que la ciminalité demeure un enjeu important dans le secteur. La présence de gangs et la vente de drogues, notamment du crack, constituent d’importantes préoccupations pour les résidents.

L’ombudsman ne fait pas de recommandations, mais note que les résidents réclament à la fois une présence policière plus forte au quotidien, ainsi que des enquêtes plus ciblées contre les groupes criminels.

Les critiques les plus importantes sont toutefois dirigées contre le réseau de la santé.

«Les consultations menées font ressortir un constat largement partagé: la contribution du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) à la réponse de première ligne apparaît insuffisante au regard des besoins observés. Les enjeux en santé mentale, en dépendance et en soins de base sont majeurs et demeurent encore trop souvent sans réponse adéquate ou adaptée à la réalité des personnes autochtones et inuites ou des personnes en situation d’itinérance globalement», lit-on dans le rapport de Me Mailloux.

Surtout en ce qui concerne l’itinérance, les services sociaux sont insuffisants. Les résidents réclament que le projet PAQ2 soit pérennisé.

Le PAQ2 est une ressource d’hébergement d’urgence pour les personnes autochtones en situation d’itinérance. Les personnes logées ont accès à une chambre individuelle ainsi que des services d’accompagnement. Actuellement, les chambres sont louées à l’Hôtel des Arts sur la rue Saint-Dominique. Le rapport souligne la nécessité d’avoir un lieu dédié et pérenne.

Finalement, les résidents réclament des interventions de propreté plus fréquente de la part de la Ville. Ils déplorent la présence constante de pipes à crack, de rats et d’excréments humains.

Le rapport annuel de l’ombudsman dénombre plus de 2218 dossiers traités dans l’ensemble des arrondissements.

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