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Le Plateau-Mont-Royal

Les coulisses du pouvoir

Le 30 octobre, 31 jeunes entrepreneurs canadiens se sont envolés pour Nice, à titre de membres de la délégation canadienne officielle du Sommet des jeunes entrepreneurs du G20 (SJE G20). François Baron, dont la compagnie est basée sur le Plateau-Mont-Royal, représentait notamment le Québec. De retour au pays depuis le 2 novembre, M. Baron a accepté de nous raconter son expérience dans les coulisses du pouvoir.

Ces entrepreneurs dynamiques ont été sélectionnés par la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs (FCJE) au cours de l’été pour représenter le Canada au SJE G20, un sommet annuel qui regroupe de jeunes entrepreneurs influents des pays du G20.

C’est la deuxième fois que François Baron se joint à l’aventure, puisqu’il était du tout premier SJE G20, tenu en 2010, à Toronto. Le jeune entrepreneur de 36 ans s’est lancé en affaires il y a plus de six ans, mettant sur pied la compagnie Concept 3Dvisionic, une agence-conseil en communication immobilière se spécialisant dans la création d’outils visuels et interactifs pour la promotion et la vente de projets immobiliers.

Au cours des dernières années, la boîte a développé sa propre application web, F1nd, qui permet entre autres à l’usager de trouver rapidement une propriété correspondant à ses critères de recherches. « On a commencé la commercialisation en mars 2011, après deux ans de développement. Et on connaît un succès fou! », s’enthousiasme M. Baron.

« La PME représente au Canada 80% de l’économie du pays. C’est la PME qui crée de l’emploi, qui innove, qui fait en sorte que l’avenir de la province et du pays avance. La FCJE plaide la cause de l’entreprenariat pour ces raisons-là. C’est une bonne cause à laquelle je veux participer », ajoute-t-il, visiblement heureux d’avoir contribué à la seconde mouture du SJE G20.

Qu’est-ce que le SJE G20?

Le SJE G20, c’est 400 entrepreneurs, 20 délégations et trois jours intensifs de conférences, de sessions de travail et d’autres activités liées au métier d’entrepreneur. « Il y avait le créateur de Geox, un Italien, qui a expliqué comment son entreprise est devenue un succès international, raconte François Baron. Quand quelqu’un comme ça est devant nous et qu’il raconte son histoire, ça donne des frissons! On ne veut pas tous devenir gros comme lui, mais on a tous des connexions, on prend tous des risques, on est tous des créatifs et c’est stimulant d’échanger avec ces gens-là ».

Au fil des conférences, des rencontres et des discussions entre entrepreneurs de tous âges et de tous horizons, une série d’idées lumineuses et de recommandations s’est démarquée, et ce dans l’esprit de favoriser le développement des entreprises et d’assurer une croissance économique soutenue et propice à l’innovation et à la viabilité des entreprises. « Au terme de ces trois jours, les présidents des 20 délégations se sont réunis pour déterminer les cinq points les plus importants qui sont ressortis des échanges et discussions, explique M. Baron. Les présidents sont ensuite allés déposer le communiqué aux chefs d’État du G-20, à Cannes, en leur demandant d’en tenir compte pendant leurs discussions ».

Le Sommet s’est conclu par une demande formelle aux leaders du G20 de reconnaître, dans leur déclaration finale, l’importance de soutenir l’entrepreneuriat comme solution essentielle à la crise économique actuelle. Les délégués du Sommet ont également suggéré que les chefs des États du G20 s’engagent dans un processus de collaboration avec leurs gouvernements afin d’élaborer une « Déclaration des entrepreneurs », de même qu’un plan d’action pratique visant à stimuler l’entrepreneuriat dans les pays du G20.

Une piste de solutions interpelle particulièrement François Baron : la nécessité que les gouvernements du G20 reconnaissent l’importance d’encourager la prochaine génération d’entrepreneurs. « Il serait vraiment important que le gouvernement canadien développe des programmes au secondaire et au cégep qui permettraient d’éclairer les jeunes sur le métier d’entrepreneur. On n’en parle pas, déplore le président de Concept 3Dvisionic. En arrivant au cégep, j’étais perdu. Et pourtant je savais au fond de moi que je voulais partir ma propre entreprise. Si j’avais été sensibilisé dès le secondaire, j’aurais pris des cours en finances ou j’aurais fait mon MBA… C’est important de maîtriser ce côté-là pour commercialiser ses idées ».

François Baron revient gonflé à bloc de son passage au SJE G20. « Échanger avec du monde qui vit les mêmes choses que nous, ça fait du bien. C’est une délivrance. Juste cela, ça vaut de l’or. Et j’ai fait des contacts incroyables avec des gens de partout dans le Canada et dans le monde. Ça ouvre des possibilités de faire des affaires en dehors du pays… », lance celui qui compte bientôt exporter son concept aux quatre coins de la planète.

Pour découvrir les cinq recommandations principales qui composent La Déclaration des entrepreneurs, visitez le lien : http://www.fcje.ca/cybf_press_media/solutions-to-the-g20-leaders/

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