lang="fr-FR" > Tourbillon post-Francouvertes pour les sœurs Boulay
Le Plateau-Mont-Royal

Tourbillon post-Francouvertes pour les sœurs Boulay

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Mélanie et Stéphanie Boulay, désormais connues comme étant les « Sœurs Boulay », ont remporté les 16e Francouvertes. Depuis leur victoire, les deux Gaspésiennes sont très sollicitées. Malgré leur horaire chargé, elles ont trouvé le temps de nous accorder quelques minutes pour nous parler de leur expérience.

L’entrevue se fait par téléphone. Les deux sœurs se partagent la ligne pour répondre aux questions du journal Le Plateau. Difficile de reconnaître qui parle. Peu importe; elles terminent les phrases l’une de l’autre, comme si une connexion cosmique les liait.

« On est contente, mais ça roule en tabarouette. On a plein d’entrevues, ç’a débordé plus qu’on pensait! On fait beaucoup de promos dans les émissions de télé en plus de faire la tournée des maisons de disques. On s’occupe aussi de la réimpression de notre mini-album », souligne Stéphanie, qui réside désormais sur le Plateau, avec une certaine fébrilité.

Cette victoire, le duo ne l’avait pas prévue. Leur inscription au concours a été faite sur un coup de tête, pour bénéficier d’une vitrine « devant les gens de l’industrie et un nouveau public » en plus d’avoir l’occasion de jouer au cabaret du Lion d’Or avec des artistes de la relève.

« C’est sûr que l’on souhaitait gagner, mais comme on s’est inscrites alors que l’on était au début de notre projet. On ignorait si notre proposition allait plaire aux gens, comment le public allait réagir. On espérait juste ne pas être les dernières », fait valoir Mélanie.

Ukulélé et guitare

Lors des Francouvertes, le public a eu la possibilité de se prononcer sur la performance des artistes. Le style musical des sœurs Boulay n’a pas fait l’unanimité. Toutefois, il a su rallier la majorité. Les commentaires entendus leur ont permis d’avancer et d’avoir davantage confiance en leurs moyens.

« On a un style minimaliste. Il y a un ukulélé, une guitare et deux voix. C’est de la chanson pop, avec des influences folk et country. On ne voulait pas aller dans la facilité en ajoutant du banjo, ou du pedal steel qui sont des sonorités typiques de ce style. On est ouverte à ce que notre style évolue et on pense ajouter d’autres instruments. On est en processus d’exploration », confient-elles.

« La réaction du public, ça nous a permis de brainstormer. Je crois que ç’a été super bénéfique d’avoir ces commentaires-là. Parce que c’est un public qui n’a pas été trié à l’avance, certains ont trouvé que notre style minimaliste était dull, tandis que d’autres, c’est ce qui les a accrochés. Il faut choisir ce qu’on souhaite faire et accepter que l’on ne puisse pas plaire à tout le monde. »

Sœurs complices

Au cours des prochains mois, les sœurs Boulay se promèneront aux quatre coins du Québec pour présenter leurs compositions. Elles envisagent de sortir leur premier disque en 2013, mais précisent qu’elles « ne sont pas pressées ». Le processus de création des deux sœurs est particulier en raison de la complicité qui les unit. De leur propre aveu, elles n’ont pas besoin de se parler pour se comprendre et elles sont très critiques l’une envers l’autre. « On est littéralement l’extension de l’autre, ce qui fait que l’on est aussi critique envers l’autre qu’envers nous-mêmes. Ce n’est pas toujours rose, mais ça fait que l’on évolue plus rapidement parce que tout est dit », indiquent-elles.

« On tient vraiment à bien choisir notre monde et à avoir un coup de cœur pour l’équipe avec laquelle on va travailler. Il n’y a encore rien de concret sur la table », insiste Stéphanie.

Pour en savoir plus sur le groupe ou les dates de leur tournée estivale, on consulte leur page MySpace au www.myspace.com/lessoeursboulay.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version