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Le Plateau-Mont-Royal

Le logement social s’invite au conseil d’arrondissement

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Le logement social s’est imposé à l’ordre du jour de la dernière séance du conseil d’arrondissement, le 7 mai. Alors que le conseiller d’arrondissement du district Mile End, Richard Ryan a déposé une motion en faveur de la construction de logement social, le porte-parole du Comité logement du Plateau-Mont-Royal, Raphaël Lamy a, pour sa part, déposé une pétition.

Au début de la séance, M. Ryan a rappelé la promesse de Projet Montréal de réaliser 400 unités de logement social dans le cadre du présent mandat. Il a également indiqué que « les membres du conseil d’arrondissement poursuivent l’engagement déjà manifesté pour l’atteinte de la construction de 1000 unités de logement social dans l’arrondissement et qu’il s’engage à faire le maximum d’effort pour l’atteinte de cet objectif en interpellant les autres paliers de gouvernement ». Il a également demandé à ce que la Ville-centre se dote d’un programme d’acquisition de terrains et de bâtiments.

Pour justifier cette mesure, M. Ryan a évoqué la hausse des coûts des loyers (soit environ 30 %, entre 2000 et 2010) et a rappelé que les condos représentent 95 % des nouvelles constructions.

« Le plus important, c’est qu’on s’engage à faire passer le message au conseil municipal pour qu’il y ait un programme d’achat, car c’est ça qui est difficile dans le contexte », a rajouté Josée Duplessis, conseillère de Ville pour le district De Lorimier.

Campagne de sensibilisation

Pour sa part, M. Lamy a remercié les élus pour leur engagement, provoquant quelques applaudissements timides dans l’assemblée. Il a laissé savoir que le Comité logement du Plateau-Mont-Royal menait une campagne de sensibilisation et faisait circuler une pétition, réclamant notamment que la Ville-centre acquiert et réserve les terrains de la Société de transport de Montréal (STM) sur l’avenue Mont-Royal et de la cour de voirie Saint-Grégoire pour y créer du logement social et communautaire, qu’elle se dote d’un règlement d’acquisition de terrains et qu’elle se tourne vers les autres paliers de gouvernement pour aller chercher le financement nécessaire à la réalisation de ces projets. À ce jour, un peu plus de 5000 personnes ont signé le document, qui a été déposé lors de la séance.

À cela, le maire de l’arrondissement Luc Ferrandez a répondu qu’il fallait que « cet exercice ne soit pas que des vœux pieux et un échange de bons sentiments des deux parties » et a exposé les contraintes qui, actuellement, empêchent la réalisation de ces projets.

« Les organisations paramunicipales et les institutions gouvernementales qui déménagent ont des cibles de revenus à atteindre avec la vente des édifices qu’elles quittent. Par exemple, dans le plan de financement du CHUM, il y a une portion de l’argent qui provient de la vente des hôpitaux qui le constituent. C’est comme ça que fonctionne le financement des institutions. La pression, il ne faut pas juste la faire sur nous, il faut aussi la faire sur la STM pour qu’elle trouve la totalité du financement pour son nouveau garage et que son terrain soit vendu à un prix qui permette du logement social. Cela ne veut pas dire zéro, car les groupes de ressources techniques (GRT) sont quand même capable de payer 180 000 $ par porte de logement social », a-t-il expliqué.

Pour ce qui est du terrain de la voirie, situé à l’angle des rues de Mentana et Saint-Grégoire, le maire a rappelé qu’il s’agissait d’un terrain très contaminé et estimait que la possibilité d’y construire du logement social était « faible » mais qu’il y avait peut-être moyen « d’aller chercher quelques unités » sur un projet construit en hauteur.

Pour en savoir plus:

Mésentente autour de la conversion d’un terrain de stationnement

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