L’homme âgé de 46 ans a reçu son diagnostic à l’âge de 32 ans. La maladie lui a fait perdre beaucoup de tonus musculaire, particulièrement aux extrémités de ses membres. À la suite d’une pneumonie, qui l’a gardé alité pendant près d’un mois, sa situation s’est grandement détériorée.
« Mes muscles qui n’étaient déjà pas très gros ont fondu à vue d’œil. Je travaillais dans un milieu de garde, mais depuis ma pneumonie, je n’ai pas été capable de reprendre mes activités, car pour travailler avec des enfants, il faut une certaine forme physique », explique-t-il.
M. Gauthier a essayé plusieurs appareils afin de conserver un maximum de tonus musculaires et, par le fait même, une certaine autonomie. Il se déplace désormais avec une canne, mais constate une nette amélioration lorsqu’il a recours à Gaspard pour marcher.
« Avec Gaspard, je peux monter et descendre les escaliers. Sans le chien, j’ai besoin d’avoir une rampe de chaque côté pour m’agripper, sinon, je ne peux pas y aller. L’animal me donne une propulsion pour débuter le mouvement et me freine lorsque je descends la côte. Ça me permet d’aller à des endroits où je ne pensais pas pouvoir aller », confie-t-il.
Au départ, M. Gauthier appréhendait un peu le fait d’avoir recours à un chien de réadaptation comme outil d’aide à la marche.
« Au début, je pensais que les chiens MIRA, ce n’était que pour les aveugles. On a tous cette perception-là. Mais il existe plusieurs usages.
« Quand je marche, certaines personnes pensent que je suis saoul. Depuis que j’ai une canne, les gens ont un indice que ce n’est pas le cas, que je marche de cette manière parce que j’ai une maladie. Avec un chien, ça change vraiment leur perception et ça attire une attention positive sur moi, car les gens se disent : Oh, il est dont bien cute ce chien-là », estime-t-il.
Qualité de vie
D’ici quelques années, M. Gauthier ne pourra plus se déplacer sans un quadriporteur. Il espère donc pouvoir avoir son propre chien de réadaptation pour lui permettre de profiter pleinement du temps qu’il lui reste à marcher. Des démarches en ce sens ont été faites auprès de l’organisme MIRA.
« Lorsque je sors ou que je descends des escaliers, c’est vraiment pour effectuer quelque chose de prioritaire, comme faire l’épicerie ou aller chercher ma fille à l’école. Avec un chien de réadaptation, je pourrais enfin faire des choses pour moi, comme prendre une marche dans un parc pour le plaisir », soutient-il. Même lorsqu’il n’aura plus l’usage de ses jambes, le chien de réadaptation sera, un atout important pour le maintien, de la qualité de vie de M. Gauthier.
« Le déambulateur et la canne sont des objets inertes. Si tu en as besoin, ils restent là, ils ne viennent pas à toi comme le ferait un chien. Ce dernier m’apporte également une forme de sécurité si je suis seul à la maison. Si je tombe, il peut aller chercher le téléphone afin que je puisse appeler à l’aide », fait-il valoir.
En attendant que son souhait se réalise, M. Gauthier continue d’aller rendre visite à Gaspard au CRBL pour effectuer ses exercices pour éventuellement, être capable d’aller marcher dans le parc.
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