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Le Plateau-Mont-Royal

Adam Cohen ; plus assumé

Adam Cohen, après avoir tenté de se démarquer, assume finalement qu’il fait «partie de la famille».

C’est un homme calme, au français impeccable, qui est joint au téléphone par un samedi matin enneigé. «J’ai essayé plusieurs modes, plusieurs styles, j’ai été séduit par des compagnies de disques. J’en suis sorti fatigué et désillusionné du milieu. Je sentais ma carrière au point mort», confie Adam Cohen.

Nouvelle compagnie de disque (Cooking Vinyl), devenir papa, vieilles chansons revisitées, sentiment de responsabilité envers ce qu’il est, d’où il vient : «une parfaite tempête d’événements» conduit finalement le musicien ayant grandi à Montréal à se lancer à nouveau dans l’aventure. Résultat : Like A Man, paru à l’automne 2011.

Avec ce disque, Adam Cohen retrouve le plaisir de la musique. Sur son site internet, le chanteur qui réside à Los Angeles, mais fréquente souvent la maison familiale, située sur le Plateau, affirme «qu’en dépit de ces efforts pour se forger une identité différente, il appartient néanmoins à une longue tradition de fils ayant embrassé la tradition de leur père». Le fait que son père, Leonard Cohen, affirme que ses chansons d’amour sont de grande qualité est «le meilleur compliment qu’il puisse avoir».

Des spectacles à Montréal

Adam Cohen entame en février une tournée au Canada et en Europe pour présenté son nouvel album. Il fera deux arrêts à Montréal, les 9 et 10 février prochain, au Club Soda.

«Il y a toujours plus de pression quand on joue chez soi», affirme le chanteur, qui confie par la même occasion que c’est à Montréal qu’il a connu ses meilleurs et ses pires concerts. «Le pire concert de ma vie s’est passé au Club Soda, ça me fait donc plaisir d’y retourner pour présenter autre chose», affirme l’homme à la voix sensuelle.

Adam Cohen est également heureux de venir à Montréal. «C’est la ville où j’ai grandi. Elle me manque quand je n’y suis pas, il y un côté magique, sentimental à cette ville, et j’y adore l’hiver», témoigne le musicien. Il dit également sortir le moins possible quand il est à Montréal. Il apprécie la maison familiale, où il aime faire entrevues et dîners entre amis.

Un album différent

Son dernier album, paru à l’automne 2011, témoigne des influences de son père : choristes féminines (Beautiful), en clin d’œil à Leonard, qui en use beaucoup dans ses chansons et thèmes sur les relations de couple (Lie alone, Like a man), aussi chers au patriarche. Plus acoustique (souvent que de la guitare, des voix et du piano), plus personnel, Like A Man se veut, de l’aveu même d’Adam, un hommage à son père. Cohen fils semble même avoir changé sa voix ; plus grave, plus posée, plus mature (Stranger). Un disque qui se rapproche en sonorité de ceux du père et plus intéressant à l’écoute que ses précédents, plus assumé, et plus intimiste.

Like A Man est le troisième album du chanteur, qui s’est fait connaître en 1998 avec son premier opus Adam Cohen (Columbia Records) et son succès commercial Cry Ophelia. Il est à la tête d’un groupe, Low Millions, présentement sur la glace pour permettre à l’artiste de faire sa tournée et de se consacrer à la promotion de Like A Man. Le disque a été accueilli chaudement par la critique européenne, ce qui encourage Adam Cohen pour la suite des choses.

 

Gabrielle Brassard-Lecours

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