Le conseiller du Plateau / Mile-End, Alex Norris, a fortement interpellé Richard Deschamps, vice-président du comité exécutif de la ville de Montréal, en lui demandant de profiter des travaux en cours sur l’Avenue du Parc depuis deux ans pour sécuriser certaines artères.
Une question de vie ou de mort
Stephanie de Flandre, résidente, commerçante, automobiliste et piétonne, s’est fait renversé début décembre en traversant l’Avenue du Parc au coin de Fairmount, avec ses deux enfants. Une grosse attelle à la jambe, Mme de Flandre a expliqué qu’elle avait dû subir une chirurgie pour se faire reconstruire le genou. « Je suis ici pour dire qu’il faut faire quelque chose, et qu’on ne peut pas gérer des travaux sans penser aux citoyens, sans penser aux commerçants ». M. Norris a ensuite affirmé que si, par exemple, des saillies étaient installées sur les trottoirs ou que des feux de circulation supplémentaires, et synchronisés étaient mis en place, cela augmenterait la visibilité et ralentirait le trafic sur cette grande artère. « L’accident de Mme de Flandre aurait pu être évité », a-t-il ajouté.
Même son de cloche pour les commerçants de l’Avenue du Parc, qui depuis plusieurs années, même avant le début des travaux, demandent un meilleur aménagement de l’Avenue du Parc, pour la rendre plus attrayante. « Ce n’est pas des travaux coûteux. On voudrait juste des arbres, de meilleurs trottoirs », dit Jimmy Zoubris, président de l’association des commerçants de l’avenue du Parc.
Tous croient que la ville de Montréal devrait profiter des travaux de réfection souterrains pour également faire des améliorations en surface. L’intersection des rues Mont-Royal et l’avenue du Parc est l’endroit où se produit le plus grand nombre d’accidents impliquant des cyclistes de toute la ville.
Travaux d’urgence
Du côté de l’administration centrale de Montréal, Mme Painchaud, du cabinet de M. Deschamps, affirme que la priorité est le travail dit « d’urgence », c’est-à-dire le remplacement des égouts. Selon elle, des résidants de plusieurs secteurs n’avaient pas accès à de l’eau potable. Cependant, M. Deschamps se dit ouvert à faire des travaux d’aménagement de l’avenue du Parc, une fois les travaux en cours terminés. Selon M. Norris, l’Avenue du Parc est l’une des artères les plus dangereuses de Montréal, et possède le plus haut taux d’inoccupation de locaux commerciaux.
Le comité des citoyens du Mile-End, Richard Bergeron et Luc Ferrandez, de Projet Montréal, des représentants du YMCA du Parc, le centre d’écologie urbaine de Montréal et plusieurs autres organismes et citoyens étaient présents pour lancer l’appel à la ville de Montréal.
Gabrielle Brassard-Lecours