Mercredi soir, une quinzaine de citoyens ont assisté à la Soirée Demain Montréal à la mairie d’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro pour parler d’avenir. Au cours de l’assemblée, divers sujets tels que la pauvreté, les défis du transport en commun, les espaces verts et la place faite aux adolescents ont été abordés.
En l’absence de la mairesse Monique Worth, malade, c’est le conseiller Christian Dubois, qui a pris la parole au nom du conseil. Après une présentation vidéo du Plan de développement de Montréal, la chef de la division urbanisme et environnement de Pierrefonds-Roxboro, Fabienne Labouly a parlé quelques minutes des enjeux de l’arrondissement. Ensuite, Constance Ramacieri, a joyeusement animé la soirée en faisant participer les citoyens et leur a parlé de comment ils voient l’arrondissement dans une dizaine d’années.
Le directeur de l’organisme AJOI, Benoît Langevin, espère que «la ville soit à l’écoute des jeunes». Un souhait pour qu’il y ait plus d’investissements dans les infrastructures sportives et culturelles de l’arrondissement. De son côté, la conseillère Catherine Clément-Talbot a dit souhaiter que l’arrondissement soit «sécuritaire et accessible». Enfin, Fabienne Labouly a fait une brève mention au développement dans l’Ouest de Pierrefonds, alors que 6000 nouveaux logements seront construits. Une rencontre avec les citoyens aura bientôt lieu, mais aucune date n’a été avancée.
Une ex-candidate d’Union Montréal anime
Le Cités Nouvelles, a appris que l’animatrice des soirées Demain Montréal, Constance Ramacieri, a décroché le contrat d’animation, elle qui a été candidate défaite d’Union Montréal en 2009. La dame qui anime les assemblées dans 16 arrondissements s’était présentée pour le parti de Gérald Tremblay au poste de conseillère de ville du district de De Lorimier dans l’arrondissement Plateau-Mont-Royal. Mme Ramacieri travaille aujourd’hui au Bureau de recherche, d’animation et de consultation (BRAC) et a jadis travaillé pour Jean Doré et Thérèse Daviau.
Le chef de division du Bureau du Plan à la Ville de Montréal, Sylvain Ducas, a précisé: «elle ne donne pas de conférence, elle est animatrice». M. Ducas soutient que les coûts pour la présentation des assemblées sont mineurs, car les assemblés sont tenus dans des salles appartenant à la Ville. «C’est un contrat de moins de 25 000$ pour faire 16 assemblés», a soutenu l’urbaniste.
À savoir pourquoi Montréal n’a pas retenu les services d’un de ses employés pour animer, M. Ducas s’explique. «Ça prend des gens habileté pour faire ce genre d’animation. Puisqu’elle n’est pas une employée de la Ville, c’est beaucoup plus facile d’animer, parce qu’elle a un mandat beaucoup plus neutre. Si j’animais moi-même l’assemblée, j’ai produit le document, je me trouve un peu dans une situation d’être juge et parti». Sylvain Ducas souligne que c’est «extrêmement courant» dans les démarches publiques de la Ville de Montréal d’engager des firmes indépendantes qui ont ses habiletés d’animation pour s’adresser aux gens. M. Dugas souligne que Constance Ramacieri n’a pas un mandat politique ou administratif.