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Ouest-de-l’Île

Le ministère de l'Environnement ferme un chantier majeur à Senneville

Verville Marie-Hélène - TC Media
Le 7 novembre dernier, un constat d’infraction a été émis par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) à Tenaquip, dont la succursale montréalaise est située à Sainte-Anne-de-Bellevue.

La compagnie a récemment acquis un terrain à Senneville, juste au nord de l’autoroute  40. Tenaquipe souhaite y déménager sa succursale actuelle, un chantier de 20M$ qui a débuté cet automne. Il s’agit du terrain où se situait la compagnie Domtar.

Québec soupçonne la compagnie d’avoir effectué des travaux en milieu humide, une enquête est en cours, confirme la directrice régionale du centre de contrôle environnemental du Québec pour Montréal , Laval, Lanaudière et les Laurentides, Hélène Proteau. «Une enquête a lieu actuellement pour documenter les faits, elle pourrait mener à des poursuites pénales, dépendamment des conclusions», affirme Mme Proteau. Si elle est reconnue coupable, Tenaquip pourrait se retrouver avec une amende à payer allant de 15 000$ à 3M$.

Entrée de taxes majeures à Senneville

Le terrain en question fait 15,6 acres et appartenait jusqu’à récemment à Cimetière Mont-Royal. Senneville en a fait l’acquisition au terme d’une longue bataille juridique portant sur le zonage du terrain. Une entente hors cours a finalement été négociée avec Montréal et Mont-Royal. Senneville est allé chercher 328 000$ dans ce règlement, et a fait l’acquisition du lieu. Senneville a vendu le tout à Tenaquip, à condition que la construction se fasse dans les 18 prochains mois.

 «En plus de recevoir un important paiement pour la vente du terrain, Senneville bénéficiera, dans l’immédiat, de revenus fiscaux additionnels d’environ 200 000$-250 000$ par année», pouvait-on lire dans l’infolettre municipale envoyée aux citoyens du petit village de l’Ouest-de-l’Île cet automne. Il faut dire que la zone industrielle de Senneville compte une seule autre compagnie, les laboratoires Charles-River, et que celle-ci porte sur ses épaules la plus grande part des taxes municipales de Senneville.

«Habituellement, selon l’article 22 de la loi sur la qualité de l’environnement, les travaux doivent être autorisés préalablement, malgré le fait que la municipalité ait pu donner des autorisations pour le respect de sa propre réglementation. Nous, on a juridiction dans ce domaine-là et comme il n’y a pas eu d’autorisation de délivrée, on a fait cesser les travaux dans ce contexte-là», affirme Hélène Proteau, du MDDEP.

Le maire de Senneville, Georges McLeish affirme que la municipalité fera tout en œuvre pour travailler avec les instantes gouvernementales, et régler cette situation au plus vite. «L’intervention du ministère nous a pris par surprise, c’est certain. Je n’ai jamais pensé qu’il y avait un quelconque milieu humide sur ce terrain. Il y a bien un fossé à l’ouest, entre l’ancienne propriété de Cimetière Mont-Royal et les terres qui appartenaient à la famille Ackney, mais c’est tout», explique-t-il. Le directeur aux opérations de la succursale montréalaise de Tenaquip, Braden Green, n’a pas retourné note appel.

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