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Ouest-de-l’Île

Économie numérique et registre des armes

Christian Paradis de passage à Pointe-Claire

Le ministre de l’Industrie, Christian Paradis, s’est adressé à la Chambre de commerce de l’Ouest-de-l’Île de Montréal, lundi, à Pointe-Claire. M. Paradis a parlé des défis et des possibilités de l’économie numérique, ainsi que du rôle du gouvernement canadien et du secteur privé en matière d’emplois, de croissance et de prospérité à long terme.

Environ une trentaine de membres de la Chambre étaient présents à la rencontre, dont le directeur général du Cégep Gérald-Godin, Christian Roy. L’établissement d’enseignement organise en avril prochain un colloque sur les applications mobiles pour relier les programmes d’enseignement aux entreprises et préparer à la fois les étudiants et les employeurs à travailler ensemble avec les nouvelles technologies.

«Je crois qu’il y a un lien direct entre notre projet et le développement de l’économie numérique au Québec», a indiqué M. Roy, avant de demander au ministre de quelle manière le gouvernement canadien pouvait aider le cégep dans ce genre d’activités.

M. Paradis a précisé que le gouvernement fédéral reconnaissait l’importance des collèges pour les régions et qu’ils représentaient une bonne porte d’entrée pour le développement de l’économie numérique. Il a aussi rappelé l’existence de programmes de développement régionaux pour mettre de tels colloques sur pieds.

Registre des armes à feu

D’autre part, de nombreux journalistes ont profité du passage de M. Paradis dans le secteur pour recueillir ses réactions sur la récente décision de la Cour supérieure du Québec concernant le registre des armes à feu.

Au lendemain de la fusillade du Métropolis, la Cour a annoncé lundi matin que Québec avait le droit d’obtenir les données du registre national des armes d’épaule que le gouvernement Harper a aboli le printemps dernier.

«Nous sommes déçus de la décision. C’était un engagement électoral clair. On s’est fait élire avec le mandat de tenir cette promesse là, ce que nous avons fait. Alors maintenant, nous allons étudier la décision pour voir les mesures à prendre dans le futur», a expliqué M. Paradis, après sa rencontre avec la Chambre de commerce.

Le gouvernement québécois et plusieurs acteurs de la politique fédérale ont salué la décision de la Cour supérieure.

Le député libéral de Lac-Saint-Louis, Francis Scarpaleggia, considère qu’il s’agit d’un jugement tout à fait sensé. «Nous avons dit depuis le début qu’il est insensé, pour des raisons idéologiques, de jeter aux poubelles des données importantes alors que d’autres paliers de gouvernement veulent en faire bon usage», dit-il.

De son côté, Christian Paradis est revenu à la charge en rappelant le mot d’ordre de son parti. «Le registre est couteux et contient des données qui ne sont pas fiables, qui ne sont pas précises. Je crois donc que c’est approprié de les éliminer. À mon avis, les données que nous avons n’ont rien à voir avec la sécurité des citoyens», a conclu le ministre.

 

 

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