Après avoir rencontré le ministère des Transports (MTQ) à deux reprises en l’espace de deux mois, la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue n’a toujours rien à annoncer dans le dossier des viaducs qui mènent au boulevard des Anciens-Combattants.
Le conseil municipal s’est réuni en séance extraordinaire mardi soir. À l’ordre du jour paraissaient deux principaux points, soit l’autorisation d’aller en appel d’offres dans le cadre de la révision du Plan d’urbanisme de la Ville ainsi qu’une résolution concernant un certain «suivi dans le dossier des ponts d’étagement avec le ministère des Transports du Québec (MTQ)».
La Ville a rencontré le MTQ le 15 août dernier et dit être en pourparlers avec le gouvernement depuis cette réunion. L’annonce d’une résolution à ce sujet a attiré quelques citoyens curieux croyant en une annonce hâtive de règlement dans le dossier à l’approche du scrutin du 4 septembre.
Il s’agissait toutefois d’une fausse alerte. En pleine période de questions, alors qu’une citoyenne interrogeait le conseil sur la nature de cette résolution, le maire de Sainte-Anne-de-Bellevue, Francis Deroo, a déclaré qu’il n’y avait finalement aucune avancée sur le sujet.
«Malheureusement, il n’y aura pas de vote sur cette résolution. On l’avait mis à l’ordre du jour, car on croyait avoir quelque chose à annoncer ce soir. Il y a encore 45 minutes on était au téléphone avec le MTQ», a expliqué le maire. «Depuis mercredi passé, on essaie de débloquer ce dossier-là pour trouver des pistes de solution pour nous amener plus loin. À court terme, on devrait être en mesure, non pas d’atteindre un règlement, mais de faire débloquer le dossier», assure-t-il.
À savoir s’il s’agissait d’une fausse alerte, le maire Deroo a répondu que le dossier avançait, mais qu’il n’était pas en mesure de dévoiler la nature des négociations, ni vers quel type d’entente les deux partis se dirigent.
Les deux viaducs qui mènent au boulevard des Anciens-Combattants à Sainte-Anne-de-Bellevue ont été fermés à la circulation en mars 2011. Selon des rapports d’ingénierie commandés par la Ville, et toujours inaccessibles au public, les deux structures ne seraient plus sécuritaires.