À quatre jours du scrutin provincial, les candidats des différents partis politiques entament le sprint final de leur campagne électorale.
Dans l’Ouest-de-l’Île, la table est mise pour un dénouement intéressant avec la montée de la CAQ auprès des anglophones. Le PLQ risque de perdre quelques plumes dans le secteur, mais devrait tout de même s’en tirer avec une large majorité. Les candidats des autres partis ne baissent pas les bras pour autant. Quelques-uns d’entre eux nous offrent ici un bilan de leur campagne.
Sarah Landry, Québec solidaire dans Robert-Baldwin
La candidate pour Québec solidaire (QS) participe pour la deuxième fois aux élections provinciales sous la bannière orange. Une seconde expérience encourageante selon elle, puisque de plus en plus d’électeurs connaissent son parti.«Je suis très contente de ma campagne! Même avec des moyens modestes, nous avons pu rencontrer les électeurs et faire connaître nos idées. J’ai fait de l’affichage, du porte-à-porte et de la distribution aux gares de train, notamment au sujet du transport électrique et de la protection de la langue française, deux priorités locales», explique Mme Landry. Elle espère obtenir plus de votes qu’en 2008, un espoir réaliste selon elle. «Nous avons eu une bonne présence cette fois-ci, surtout avec l’affichage. Dans un château fort libéral comme Robert-Baldwin, ce que j’espère, c’est surtout d’augmenter nos appuis», dit-elle.
Mathieu Mireault, Parti vert du Québec dans Robert-Baldwin
Étudiant de 22 ans originaire de Pierrefonds, Mathieu Mireault dresse un bilan positif de sa première campagne électorale en tant que candidat pour le Parti vert. «J’ai fait beaucoup de porte-à-porte et la réaction des gens était toujours bonne. Ils étaient contents de voir que des jeunes s’impliquent en politique», raconte le candidat. M. Mireault considère que l’électorat anglophone était plutôt ouvert aux propositions de son parti. «Nous avons une bonne chance de faire un meilleur score que lors des dernières élections dans l’Ouest-de-l’Île, car plusieurs anglophones ne veulent plus voter libéral. Le Parti vert devient un choix intéressant pour ceux qui ne veulent pas voter pour la corruption», conclut-il.
François Landry, Option nationale dans Nelligan
À 34 ans, François Landry en est à sa première expérience en politique. Il a décidé de se lancer dans l’aventure avec Option nationale pour sensibiliser la population aux thèmes de la question nationale, de l’éducation et de l’intégrité. À l’heure du bilan, il parle d’une expérience sublime et très enrichissante. Le candidat a fait beaucoup de porte-à-porte et a participé à un débat, lundi, au cégep Gérald-Godin. Sa plus grande réussite a été de persuader des électeurs désillusionnés d’aller voter. Il croit aussi avoir convaincu certains citoyens réticents du bien-fondé de la souveraineté du Québec. «Je veux faire comprendre aux gens que la souveraineté est bien plus qu’une histoire de langue. C’est une question de richesses naturelles, de développement durable d’économie, d’environnement et d’indépendance», explique-t-il.
Jean-Dominic Lévesque-René, Union citoyenne du Québec dans Nelligan
Candidat pour Projet Montréal aux élections municipales de 2009 dans le district de Sainte-Geneviève, Jean-Dominic Lévesque-René tente maintenant sa chance en politique provinciale. Après des semaines de porte-à-porte, le candidat de l’UCQ constate qu’une bonne majorité d’électeurs dans Nelligan sont encore indécis. «Les gens que j’ai rencontré étaient assez réceptifs, mais très peu connaissaient mon parti. D’autres citoyens me disaient qu’on n’avait pas encore fait nos preuves avant, notamment à Kirkland et dans l’ouest de Pierrefonds», raconte-t-il. M. Lévesque-René reste réaliste. «J’ai fait beaucoup de maisons, mais honnêtement, je ne crois pas que cela va faire une grande différence. Mon objectif est d’arriver devant Option nationale, le Parti vert et Québec solidaire. Si j’arrive devant eux, je vais être bien content», confie-t-il.