Mardi soir, la Coopérative d’habitation Village Cloverdale a présenté au Centre communautaire de l’est son programme de surveillance en compagnie de policiers du secteur et de résidents.
Préocuppé pour le bien-être et la sécurité de leurs membres, quelques bénévoles se sont regroupés durant l’été 2009 pour faire une surveillance dans les immeubles et les parcs à l’intérieur du village. Leurs activités ont piqué la curiosité des policiers et pour les encourager, un partenariat rudimentaire a commencé à prendre forme. Pendant six mois, un comité de travail incluant les bénévoles de la COOP, le PDQ 3 et l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro s’est réuni dans le but de créer une structure permanente.
À cet égard, les membres du comité de travail ont divisé le village en neuf sections qui comprennent chacun des chefs de secteur pour surveiller neuf blocs d’appartements et un capitaine pour chaque bloc afin de soutenir les membres résidents. Une équipe terrain s’est également jointe au groupe pour faire la surveillance dans les parcs. Le 10 mai 2011, les activités ont officiellement débuté dans les deux secteurs du village. Après un an de fonctionnement, le Programme de surveillance de Cloverdale compte désormais une cinquantaine de bénévoles.
«C’est des citoyens qui ont parti (le programme) et nous sommes plus comme des guides dans le projet», soutient l’agent sociocommunautaire du poste de quartier 3 Khobee Gibson au journal Cités Nouvelles. En compagnie du sergent Sébastien Hébert, du commandant du poste de quartier 3, Michel Wilson, Khobee Gibson a présenté devant une vingtaine de citoyens le programme de surveillance.
La fierté de porter un chandail
Les bénévoles qui participent au programme de surveillance sont fiers de porter le chandail qui les identifient. «Une fois, dans une histoire de taxage, une victime a arrêté d’être battue parce que deux patrouilleurs (bénévoles) arrivaient. Les suspects ont vu les patrouilleurs arriver et les gens sont partis à courir», soulève le sergent Hébert. Le policier précise que les membres-bénévoles n’ont pas le pouvoir d’intervenir, mais ils indiquent tout de leur présence.
Pour sa part, la directrice générale de la COOP, Hélène Ciabu Kalonga mentionne que près de 3300 personnes, dont plusieurs familles, habitent dans le village de Cloverdale. «Notre population est composée essentiellement de nouveaux arrivants, souvent des familles monoparentales». Depuis que le programme de surveillance existe, il est beaucoup plus sécuritaire pour les femmes de revenir en autobus tard le soir et de marcher jusqu’à chez soi dans Cloverdale, conclut la directrice générale.