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Ouest-de-l’Île

Du grand Goldoni

Un bijou de comédie

Rires, pleurs, ragots, batailles, jalousie et envie; tout y est! La vie suit son cours, au rythme des querelles de quatre familles voisines qui se côtoient depuis toujours. Trois jeunes filles sont à marier et deux prétendants sont disponibles, sans parler du bourgeois napolitain qui vient s’installer à l’auberge du coin… Le Théâtre de l’Opsis présente Il Campiello, une pièce signée Goldoni réunissant sur scène pas moins de dix comédiens.       

Écrite en 1756, cette comédie transporte le spectateur au cœur de la Venise du XVIIIe siècle. Dans l’esprit même du Carnaval, avec toute la décadence et l’exaltation qui annoncent la chute de la République et son invasion par Napoléon. Au fil des aventures quotidiennes de quatre familles qui habitent un campiello, une petite place bordée de maisons. Fin observateur, l’auteur dramatique italien Carlo Goldoni y dépeint le peuple et les mœurs de l’époque. À travers un regard tantôt amusé, tantôt moqueur et une série d’intrigues loufoques.    

«Il faut d’abord remettre la pièce en contexte. Il s’agit de l’année du dernier Carnaval de Venise et il y a cette frénésie dans l’air, alors que les gens vivent intensément les tout derniers moments», remarque d’emblée Luc Bourgeois, interprète du rôle d’Il Cavaliere au sein de la production. «Goldoni a voulu redonner au peuple ses lettres de noblesse, d’une certaine façon. Et plusieurs des archétypes de La Commedia dell’arte y sont. C’est une comédie grivoise à souhait, avec un amalgame de situations, de personnages et de caractères, surtout!», adjoint le comédien, qui partage la vedette avec Mikhaïl Ahooja, Annick Bergeron, Caroline Bouchard, Louise Cardinal, François-Xavier Dufour, Stéphanie Labbé, Catherine Paquin-Béchard, Adèle Reinhardt et Jean-Guy Viau. Dans une mise en scène de Serge Denoncourt. 

Le plaisir à tout prix

«C’est de plus en plus rare aujourd’hui de voir dix comédiens sur scène. Une équipe en or, composée de gens qui ont tous le même bonheur à jouer et à partir en tournée», poursuit Luc Bourgeois. «Il Campiello c’est du gros tableau; des scènes à dix interprètes avec un rythme et une rhétorique très soutenus. C’est pourquoi ça va si vite parfois! On rit, c’est drôle et on enchaîne les conneries, mais il y a ce fond de vérité qui existe chez Goldoni. Et dans la façon dont Serge Denoncourt nous a dirigés aussi. Pour comprendre la détermination des gens de cette époque à profiter de chaque instant et à vivre coûte que coûte. On est complètement dans les extrêmes! Le plaisir à tout prix, car on sait que la fin approche…», de conclure celui qui montera sur les planches de la salle Pauline-Julien le mercredi 25 avril prochain.                  

La pièce Il Campiello du Théâtre de l’Opsis sera présenté à la salle Pauline-Julien le mercredi 25 avril prochain, à 20h. Informations: 514 626-1616 ou www.pauline-julien.com

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