Les enfants sont de retour à l’école dans nos quartiers depuis déjà deux semaines. Les policiers du secteur assurent une présence accrue pour rappeler aux conducteurs de ralentir dans les zones scolaires limitées à 30km/h.
Une opération radar avait d’ailleurs lieu mercredi matin à Beaconsfield au coin de la place Legault et du boulevard Beaconsfield, tout près de l’école primaire Christmas Park. Six élèves de sixième année de cette école ont fait équipe avec l’agent sociocommunautaire du poste de quartier 1 (PDQ1), Jean-Pierre Lévis, et l’agent de circulation Jacques Monast pour l’opération.
«Notre intervention s’inscrit dans une campagne de sensibilisation pour la sécurité des piétons et des enfants dans les zones scolaires. Ce n’est aucunement répressif. Les gens reçoivent simplement un avis verbal. Les étudiants donnent eux-mêmes l’avis aux personnes arrêtées, ce qui renforce le message», explique l’agent sociocommunautaire Jean-Pierre Lévis. «Dans ce genre d’opération, c’est rare qu’on donne de vraies contraventions, sauf si l’infraction est vraiment sérieuse ou si d’autres choses apparaissent au dossier du conducteur après enquête», ajoute-t-il.
En moins d’une heure, entre 8h30 et 9h15, les policiers ont intercepté quatre voitures dont les vitesses dépassaient largement le 30km/h permis. Deux conducteurs ont même atteint des vitesses autour de 50km/h dans la zone scolaire. À la même époque l’an dernier, les policiers avaient intercepté environ huit véhicules en une heure.
«C’est un problème récurrent dans la région de Montréal. La raison pour laquelle on fait cela au début de l’année scolaire, c’est qu’il y a une relâche dans les zones scolaires pendant l’été. Comme conducteur, nous avons tendance à oublier que les enfants sont de retour en classe en septembre et que plusieurs d’entre eux marchent ou font du vélo pour se rendre jusqu’à l’école», explique l’agent, en pointant son radar sur une automobile qui avance en provenance de l’ouest sur le boulevard Beaconsfield.
Vitesse de croisière: 53 km/h. L’agent fait signe à la conductrice de s’arrêter. Il choisit deux jeunes du groupe d’élèves pour venir parler à la chauffeuse fautive. «Bonjour madame, vous rouliez beaucoup trop vite dans une zone scolaire, il faut faire attention», explique l’un des jeunes.
«Les gens n’ont pas l’air très contents quand ils se font arrêter!», remarque Michelle, l’une des écolières, après le départ de la conductrice. «Ça me donne envie de devenir policier!», lance Jonathan, son acolyte.
L’agent Lévis retourne à son poste et décoche un petit sourire en pointant son radar sur deux cyclistes qui arrivent de l’est. «17 km/h, ce n’est pas si mal!», glousse-t-il.
L’agent assure que les policiers seront présents dans les zones scolaires tout au long de l’année. Il invite les citoyens à faire particulièrement attention les matins et les soirs lorsqu’ils circulent près des écoles. «Un accident est trop vite arrivé», rappelle-t-il.