Depuis l’an dernier, la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue a cessé de tenir des séances du conseil au chalet Peter-Williamson situé dans le quartier nord. Mercredi soir, le biologiste et consultant en développement durable Patrick Asch a réussi l’exploit de réunir au même endroit près de 30 citoyens au sujet de l’avenir des milieux naturels du secteur.
«Dans le Plan Métropolitain d’Aménagement et de Développement (PMAD), il y a des paramètres au niveau du développement d’aménagement du transport et de la protection de l’environnement. Mais, dans ces paramètres-là, il n’est dit nulle part qu’il y a une obligation à cause du PMAD de développer des terrains spécifiques comme les milieux naturels à Sainte-Anne-de-Bellevue», soutient M. Asch.
Organisée par la conseillère municipale Paola Hawa, la conférence d’une heure et demie avait pour but de présenter le PMAD et ses conséquences réelles ou mythiques sur le territoire de Sainte-Anne-de-Bellevue. Deux conseillers municipaux de Beaconsfield et un de Senneville étaient d’ailleurs présents.
Mme Hawa compte organiser d’autres réunions citoyennes avant la consultation publique du plan d’urbanisme du 28 mai. «Je crois réellement que quand on parle aux gens et qu’on les informe et quand on les traite avec respect, on a des résultats.» La politicienne ajoute qu’il n’est pas trop tard pour agir.
Mécontentement
Par ailleurs, deux membres du Comité consultatif d’urbanisme (CCU) ont manifesté leur mécontentement au journal Cités Nouvelles la semaine dernière. «On écrivait des notes, mais on s’est fait dire par la suite qu’on ne pouvait pas garder le Plan avec nous et que cela allait être présenté au public. Finalement, lors de la dernière séance du conseil, ils (les élus) ont voté l’avis de motion et ils ont tout de suite adopté le point de départ du PPU (Programme particulier d’urbanisme) sans l’avoir présenté au public et sans en avoir parlé. Au CCU, on n’a jamais levé la main pour dire qu’on était en accord avec le PPU», soutient l’une des membres du CCU.