/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin-top:0cm;
mso-para-margin-right:0cm;
mso-para-margin-bottom:10.0pt;
mso-para-margin-left:0cm;
line-height:115%;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family: »Calibri », »sans-serif »;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-bidi-font-family: »Times New Roman »;
mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
mso-fareast-language:EN-US;}
«Nous sommes fiers de dire que 83% de nos résidants auront une hausse de taxes de moins de 2,5% en 2012. De plus, nous n’avons pas de taxe de services (taxe supplémentaire), contrairement à d’autres arrondissements», affirmait la directrice d’arrondissement Claire Vassard, lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève, lundi dernier.
Seul Saint-Laurent, avec son immense parc industriel, peut se vanter de faire mieux parmi les 19 arrondissements montréalais, avec une baisse de 0,42% des charges fiscales générales pour les immeubles résidentiels. Sur l’ensemble du territoire montréalais, la hausse moyenne des taxes augmentera de 3,3% en 2012.
Cette statistique encourageante est à prendre avec des pincettes, pourtant. Car dans les faits, plusieurs résidants de l’arrondissement ont vu leur compte de taxes municipales augmenter depuis quelques années, la hausse moyenne de l’impôt foncier pour les propriétaires de résidences à Montréal est de plus de 12% depuis la réélection de l’équipe du maire Tremblay en 2009. Et la situation varie grandement d’un cas à l’autre.
Par exemple, pour la résidence unifamiliale de monsieur A, qui habite sur rue Beaulieu à l’île Bizard, l’augmentation du montant à payer en taxes municipales depuis quatre ans a été d’environ 12%, passant de 1939,61$ en 2008 à 2172,42$ en 2011.
Sur la rue Pierre-Lauzon à Pierrefonds-Roxboro, madame B qui a également une maison unifamiliale sur un terrain de même grandeur aura vu son compte de taxe augmenter de 9% seulement, sur la même période. Par contre, elle payait 2575,15$ en 2008 et 2821,51$ en 2011. Le montant à payer en plus est donc plus grand que celui du propriétaire de l’île Bizard.
Une maison qui n’a pas de prix
Sur l’ensemble du territoire de Montréal, la valeur des immeubles a explosé depuis 10 ans. La maison de l’île Bizard de la rue Beaulieu, qui valait 137 100$ en 2006, en vaudra 229 400$ en 2013. Pierrefonds-Roxboro suit également la même tendance. La valeur de sa résidence de Madame B était de 160 300$ en 2006, et sera de 282 600$ en 2013. Une hausse de 76% de sa valeur en sept ans!
Selon le budget 2012 de la Ville de Montréal, la valeur imposable du parc immobilier montréalais a triplé en 2001 et 2012. Ces hausses peuvent varier grandement d’un secteur à l’autre. Chose certaine, elles contribuent à la bonne santé financière de Montréal, le montant des taxes municipales étant calculé sur la valeur des immeubles.
Statu quo pour l’enveloppe des arrondissements
Encore une fois, et malgré une « réflexion » annoncée par Montréal en septembre 2010, le montant de l’enveloppe donné aux arrondissements est encore le même cette année ou presque, à 953M$, soit 20% du budget montréalais total. Dans ce contexte, plusieurs arrondissements se sont dotés d’une taxe dite de service. Cette surtaxe est refilée aux propriétaires de l’arrondissement Pierrefonds-Roxboro, mais pas à ceux de L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève.
Richard Bélanger, le maire de l’arrondissement L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève, l’a répété souvent au cours des dernières années: pas question d’imposer ce type de taxes aux contribuables de son arrondissement. Neuf arrondissements ont choisi de surtaxer, une situation que dénonçait encore la semaine passée la chef de l’opposition Louise Harel. «Les arrondissements ont la mission de donner les services de base, mais n’en ont pas les moyens. Plutôt que de soutenir l’amélioration des services aux citoyens, ce budget étouffe les arrondissements qui voient leur dotation gelée pour une sixième année de suite», faisait savoir la politicienne par voie de communiqué.
En 2011, la taxe de service a coûté à madame B de Pierrefonds-Roxboro 73,53$.
Ce montant s’ajoute à un autre type de taxes propre à chaque arrondissement, la taxe dite d’investissement. Cette taxe est donnée par secteur, et sert à rembourser les travaux de grande envergure, la réfection routière ou un centre culturel, par exemple. Madame B, qui habite près du nouveau centre communautaire de l’Est, a payé 180,30$ en 2011 en taxe d’investissement. Cette même taxe lui a coûté 54,38$ en 2008.
La dotation des arrondissements ne change pas, et les grandes lignes du budget 2012 de L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève sont assez semblables à 2011. Selon la directrice d’arrondissement Claire Vassard, les variations s’expliquent surtout par le coût de de la main-d’œuvre et par certains contrats, qui incluent l’inflation. Seule partie intéressante: le branchement des résidences de la rue Gouin dans le village de Sainte-Geneviève vers le réseau d’aqueduc renouvelé. Les travaux sont commencés.
Situation financière (un peu) moins noire
En 2010, l’arrondissement L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève s’est enfin sorti la tête de l’eau, avec un surplus de gestion de 102 300$. Les années 2009, 2008, et 2007 ont été assez déprimantes. Montréal a remboursé durant ces trois années une partie des factures de l’arrondissement, pour près de 1M$ en tout. Environ la moitié de ce montant a servi à payer de déneigement de l’hiver 2007-2008, où 3,7 mètres de neige sont tombés. Par contre, le remboursement de cette dette n’a pas bougé d’un iota par rapport à l’an dernier, L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève doit toujours 982 800$ à Montréal. Environ la moitié des arrondissements de Montréal doivent de l’argent à la Ville.